| Le leader tchétchène Aslan Maskhadov a été tué par les forces russes |
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8 mars 2005
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MOSCOU (AFP) - Le président indépendantiste tchétchène Aslan Maskhadov, principal obstacle à la mise au pas de la Tchétchénie, a été tué par les forces spéciales russes après cinq ans de traque, une grande victoire annoncée mardi par Moscou mais qui risque de radicaliser plus encore la lutte séparatiste.
La mort d’Aslan Maskhadov a été confirmée mardi soir par son émissaire en Europe Akhmed Zakaïev. "Il est mort, c’est un fait", a-t-il dit.
L’"élimination" de Maskhadov avait auparavant été annoncée au président russe Vladimir Poutine devant les caméras de télévision, par le chef des services secrets russes (FSB), Nikolaï Patrouchev.
"Une opération a été menée aujourd’hui par les forces spéciales du FSB en Tchétchénie dans le village de Tolstoï-Iourt, au cours de laquelle a été tué le terroriste international et chef de bandes armées Maskhadov, et ont été arrêtés ses complices les plus proches", a déclaré M. Patrouchev au président russe.
"Il y a là-bas encore beaucoup de travail. Il nous faut redoubler d’efforts pour protéger la population de la république (tchétchène) et de toute la Russie contre les bandits", a déclaré Vladimir Poutine.
Les circonstances exactes de la mort de M. Maskhadov n’étaient pas très claires.
Le porte-parole de l’état-major des forces russes dans le Caucase du Nord, Ilia Chabalkine, a d’abord déclaré que le dirigeant indépendantiste avait été tué dans des "combats" après avoir été localisé grâce aux renseignements arrachés à des combattants indépendantistes capturés récemment. Il a ensuite parlé d’informations données par la "population locale", et indiqué que le leader indépendantiste était mort lorsque l’on avait fait sauter son bunker souterrain.
Les images montrées par les télévisions du cadavre du leader indépendantiste, dénudé jusqu’à la ceinture et ne portant pas de blessure apparente, mais les yeux enfoncés dans les orbites et du sang coulant par les oreilles, pouvaient accréditer cette version.
Mais le vice-Premier ministre tchétchène pro-russe Ramzan Kadyrov, qui dirige des milices redoutées dans la république, a laissé entendre qu’Aslan Maskhadov avait été tué par l’un de ses gardes du corps, alors que le site indépendantiste Chechenpress.com estimait que M. Maskhadov avait été tué deux jours auparavant par des Tchétchènes pro-russes à la suite d’une trahison.
L’annonce de la mort de M. Maskhadov a été aussitôt saluée par les dirigeants pro-russes de la république tchétchène.
"Je peux aujourd’hui dire avec certitude qu’avec la disparition de Maskhadov la république va retrouver une vie normale", a dit Taous Djabraïlov, le président du Conseil d’Etat tchétchène pro-russe.
Une perspective démentie par l’émissaire indépendantiste Akhmed Zakaïev. "La résistance va continuer, il n’y a aucun doute là-dessus (...), à la place de Maskhadov viendra quelqu’un d’autre. Car la crise (entre la Tchétchénie et la Russie) a une longue histoire", a-t-il dit, interrogé par l’AFP par téléphone.
Il a souligné qu’Aslan Maskhadov, 53 ans, qui servait dans l’armée soviétique avec le grade de colonel avant la chute du régime soviétique en 1991 et la déclaration d’indépendance de la Tchétchénie, et avait une réputation de modéré, "était un facteur de retenue en Tchétchénie" sans lequel la situation risquait désormais "de devenir ingérable".
Une opinion partagée notamment par l’ONG russe Memorial, selon laquelle la mort de Maskhadov n’allait mener qu’à la radicalisation.
Aslan Maskhadov avait régulièrement désavoué les actes terroristes touchant des civils russes, comme les prises d’otages de la Doubrovka (Moscou, octobre 2002) et de Beslan (Caucase russe, septembre 2004), revendiqués par le dirigeant radical Chamil Bassaïev. Il avait décrété en février un cessez-le-feu unilatéral et proposé une nouvelle fois au Kremlin —en vain— d’ouvrir des négociations.
Moscou a toujours refusé de faire la distinction entre les dirigeants séparatistes, qualifiant Maskhadov de "terroriste", et refusant toute négociation malgré les appels de la communauté internationale et des défenseurs russes des droits de l’Homme.
Forum de cet article:
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> Le leader tchétchène Aslan Maskhadov a été tué par les forces russes
9 mai 2006, par philippart
ce n est pas une grande perte combien de russe innocents sont morts.
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comparer l’incomparable
10 mai 2006, par Jacq
les quelques morts russes, certes regrétables, ne sont rien à côté de ce que la Russie fait subir à sa minorité tchétchène.
Les tchétchènes sont spoliés et opprimés en Russie car ils sont musulmans.
La population russe elle même est remplie de préjugés vis à vis de ce peuple.
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