| Question arménienne : la Turquie n’est pas accusée mais plaignante (Elekdağ) |
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17 mars 2005
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Zaman, 14.03.05 (Istanbul) - Dans le cadre d’une nouvelle initiative commune du gouvernement et de l’opposition au sujet des allégations arméniennes de "génocide", le député d’Istanbul du Parti Républicain du Peuple (CHP, centre gauche), Şükrü Elekdağ, a déclaré devant la presse que "la Turquie n’avait pas peur de se confronter à son histoire".
Réagissant au refus de l’Arménie de créer avec la Turquie une commission conjointe d’historiens chargés de travailler sur les événements de 1915, Elekdağ a affirmé : "L’Arménie a montré qu’elle n’était pas prête pour ce genre de chose. Les Arméniens ne veulent pas se confronter à leur histoire. A compter d’aujourd’hui, la Turquie le fera savoir sur la scène internationale. C’est un point important".
"Ces documents révèlent que 517 955 Turcs ont été tués lors de massacres perpétrés par les Arméniens. Les révoltes et la barbarie arméniennes sont attestées par les documents d’archives qui montrent que les Arméniens ont attaqué les populations turques en Anatolie orientale" a indiqué le député, tenant des documents à la main, preuves, selon lui, qu’aucun "génocide arménien" n’a eu lieu.
Première étape de l’initiative décidée lors de la rencontre entre le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le leader du CHP Deniz Baykal, le Parlement britannique va être prochainement interpellé par la Turquie sur l’invalidité du "Livre Bleu", rédigé en 1916 par James Byrce et Arnold Toynbee dans le but d’émouvoir l’opinion publique américaine et d’entraîner les Etats-Unis dans la guerre. Les allégations arméniennes s’appuient sur cet ouvrage qui a été publié par le Département britannique en charge de la Propagande de Guerre. Le livre a été écrit sur la base de faux documents et témoignages. Il y est notamment question des "Turcs musulmans sadiques, cruels et sauvages qui massacrent les Arméniens chrétiens".
Selon Elekdağ, le gouvernement et la société civile doivent travailler ensemble sur la question arménienne. Il a à ce propos suggéré la création d’une fondation indépendante.
"La Turquie dispose de nombreux documents sur cette question [arménienne]. Il nous faut les faire connaître et les publier. Ceci fait, la Turque passera de la position d’accusée à celle de plaignante, j’en suis convaincu" a souligné Şükrü Elekdağ, ancien diplomate spécialiste des différends turco-arméniens.
"La décision prise par l’Etat ottoman de déplacer une partie de la population arménienne relevait de la légitime défense et était une question de survie. Lors de la Première Guerre Mondiale, les Arméniens ont commencé à se soulever, à couper les voies de ravitaillement de l’armée ottomane, à rejoindre massivement les rangs de l’armée russe. Juridiquement, la décision portant sur le transfert de population est fondée. Les Arméniens, durant la Première Guerre, ont livré aux Turcs une guerre intérieure. Ce sont les Arméniens qui ont trahi leur Etat. Ce sont les Arméniens qui ont versé le premier sang" a rappelé l’ancien ambassadeur.
Traduit du turc par Tête de Turc
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