| Le CFCM valide la fondation pour l’islam et la date des élections. |
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20 mars 2005
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PARIS, 20 mars 2005 (AFP) - Le conseil d’administration du Conseil français du culte musulman (CFCM) a apporté dimanche son soutien "à l’unanimité" au projet d’une fondation pour l’islam en même temps qu’il a arrêté la date du 19 juin pour le renouvellement de ses instances.
"Une étape importante a été franchie aujourd’hui", a déclaré Dominique de Villepin, ministre de l’Intérieur, venu en début d’après-midi à la Grande Mosquée de Paris présenter au CA les grandes lignes de son projet de Fondation pour les oeuvres de l’islam.
"Le CFCM a marqué sa volonté d’aller de l’avant en arrêtant la date des élections au 19 juin et en apportant un soutien très large en faveur de la fondation", a déclaré M. de Villepin.
Après avoir entendu le ministre de l’Intérieur, la quarantaine de délégués présents à la réunion du CA ont voté, dans l’après-midi, à l’unanimité en faveur de la fondation.
Cette fondation, dont Dominique de Villepin avait lancé l’idée en novembre 2004, sera chargée de collecter et de redistribuer l’argent de donateurs pour financer la construction ou la rénovation des mosquées mais aussi les filières de formation des imams.
M. de Villepin a indiqué que la fondation, "de droit privé, sera placée sous l’égide de la Caisse des dépôts" afin que les dons puissent se faire "dans une totale transparence". "Avec cette fondation, a-t-il ajouté, "nous restons absolument fidèles à la loi de 1905" sur la laïcité.
En fin de matinée, avant de recevoir le ministre, le CA avait voté très majoritairement en faveur de la date du 19 juin pour le renouvellement des instances régionales et nationales du CFCM élues pour la première fois au printemps 2003.
Initialement prévues en avril puis le 5 juin, elles avaient été reportées deux fois en raison de querelles entre les principales fédérations.
Deux membres du CA, jugeant que "la base n’était pas prête", ont voté contre la date du 19 juin, a indiqué l’un d’eux, Azzedine Aïnouche, représentant de la mosquée al Islah à Marseille, qui a ajouté qu’il n’y avait eu que "deux ou trois abstentions".
Ce n’est que lundi que le ministre de l’intérieur dévoilera à la presse les grandes lignes de sa fondation après avoir reçu les quatre présidents des principales fédérations du culte musulman qui signeront en qualité de "fondateurs" les statuts de la Fondation. Ces statuts seront ensuite déposés au Conseil d’Etat qui devra ensuite valider par décret le projet.
Selon des membres du cabinet du ministre de l’Intérieur, le président de la Fondation ne pourra être désigné qu’après l’approbation des statuts de la fondation par le Conseil d’Etat, soit pas avant deux mois, voire septembre.
Il sera alors désigné par le conseil d’administration de l’institution.
D’ores et déjà, on sait de diverses sources que ce CA sera composé de deux collèges : un collège des "fondateurs", c’est-à-dire les quatre grandes fédérations, qui comprendra sept membres ; un collège de "personnalités qualifiées", au nombre de huit personnes, qui comprendra notamment des personnalités civiles musulmanes.
En ce qui concerne ces personnalités qualifiées, un consensus parait acquis sur les noms d’Abdellatif Benazzi, ancien capitaine du XV de France de rugby et de Denis Bauchard, ancien président de l’Institut du monde arabe.
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