| Les immigrés persona non grata en Europe |
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21 mars 2005
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VIENNE (Reuters) - Les Européens sont de moins en moins tolérants envers les immigrés et un habitant de l’Union européenne sur cinq voudrait les voir rentrer chez eux, apprend-on dans une étude de l’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) publiée mardi.
L’étude, fondée sur des enquêtes réalisées dans les pays de l’Union européenne entre 1997 et 2003, témoigne d’une montée significative des opinions défavorables à l’immigration.
"L’Union européenne est confrontée à l’intolérance et à la discrimination envers les minorités et les immigrés", a déclaré Beate Winkler, directrice de l’EUMC, lors d’une conférence de presse mardi à Vienne.
Soixante pour cent des habitants des 15 plus anciens pays de l’UE et 42% de la population des dix derniers pays ayant adhéré au bloc estiment qu’il y a des "limites à la société multiculturelle".
Près de 40% des personnes interrogées sont opposées à l’obtention des droits civiques par les immigrés qui vivent en toute légalité dans leur pays d’adoption.
Un Européen sur deux exprime une "réticence envers les immigrés" et 58% voit en l’immigration une "menace ethnique collective", estimant que les immigrés menacent leurs emplois, la culture de leur pays, participent à la criminalité et font du pays un endroit moins agréable à vivre.
Environ 80% des personnes interrogées affirment toutefois n’avoir aucun problème dans leurs relations avec les minorités. Les habitants des villes font en général preuve de plus d’ouverture d’esprit que ceux des zones rurales.
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