| Irak : Arabes et Turkmènes contre un contrôle kurde de la province de Kirkouk |
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30 mars 2005
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KIRKOUK (Irak), 29 mars (AFP) - Arabes et Turcomans de la province pétrolière de Tamim, dont la capitale est Kirkouk, ont boycotté mardi une séance du conseil provincial pour s’opposer aux projets des Kurdes d’obtenir le contrôle des principaux postes de l’administration locale. "Les Kurdes ne veulent pas négocier avec nous sur l’attribution des principaux postes", a déclaré Mohammad Mahdi, un membre arabe du conseil provincial. Cette instance compte 26 Kurdes et 15 Arabes et Turcomans.
Des représentants des forces américaines qui assistaient à la réunion du conseil ont demandé aux participants de tenter d’arriver à un accord mais les conseillers turcomans et arabes ont quitté la salle, a constaté un journaliste de l’AFP.
Un conseiller kurde Ahmad Askari a jugé que "ceux qui souhaitent parvenir à un accord doivent rester dans les réunions et discuter avec nous".
Mais son homologue turcoman, Tahsin Mohamad, a expliqué que ni sa communauté, ni les Arabes "ne veulent assister aux réunions afin de ne pas légitimer les prétentions des Kurdes à obtenir les postes de gouverneur et vice-gouverneurs et chef du conseil de province".
Selon lui, "il n’y a pas de problème pour que les Kurdes aient le poste de gouverneur, mais les Turcomans et les Arabes doivent obtenir les autres postes".
D’autant plus, a-t-il ajouté, que "comme les Kurdes sont majoritaires ils peuvent de toute façon contrôler ces trois postes mais nous ne voulons pas que toute l’administration de la province soit entre leurs mains".
C’était la troisième réunion du conseil provincial, issu d’un scrutin tenu conjointement avec les élections générales irakiennes le 30 janvier.
Les Kurdes demandent le rattachement de Kirkouk, à 250 km au nord de Bagdad, à leur province. Selon l’article 58 de la loi fondamentale adoptée après la chute du régime de Saddam Hussein, le gouvernement doit y favoriser le retour des Kurdes expulsés, avec les Turkmènes, par la politique d’arabisation du régime baassiste et faire des propositions sur son statut définitif.
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