| Visite en Tunisie du Premier ministre turc |
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30 mars 2005
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TUNIS (AP) - Le Premier ministre turc Recep Tayyib Erdogan effectue une visite officielle en Tunisie à la tête d’une importante délégation comprenant notamment le ministre de l’Agriculture et des Affaires rurales et celui de l’Industrie et du Commerce, ainsi que des députés et une centaine d’hommes d’affaires. Il s’agit du premier voyage de M. Erdogan en Tunisie depuis qu’il a accédé à la tête du gouvernement turc en 2003. Au cours de son séjour, qui se poursuivra jusqu’à mercredi, il doit avoir des entretiens avec le président Zine El Abidine Ben Ali, son homologue tunisien Mohamed Ghannouchi, qui l’a accueilli lundi soir à son arrivée à Tunis, et le ministre des Affaires étrangères Abdelbaki Hermassi. Au programme figure également une visite à la Chambre des députés, où il s’entretiendra avec le président de cette institution Fouad Mébazzaâ, et une rencontre avec les hommes d’affaires tunisiens. La visite de M. Erdogan en Tunisie devrait offrir aux deux parties l’opportunité de se concerter sur leurs relations avec l’Union européenne, ainsi que sur le processus euro-méditerranéen, outre les questions régionales et internationales d’intérêt commun, indique-t-on de source officielle tunisienne. A Tunis, on accorde « une importance considérable » à ce voyage et au développement des relations bilatérales régies par une trentaine d’accords, eu égard à l’appartenance des deux pays à l’espace euro-méditerranéen et à la concordance de leurs orientations tant sur le plan politique qu’au niveau économique, selon l’agence officielle TAP. Témoin de cette évolution, la signature en novembre dernier à Tunis d’un accord de partenariat pour la création d’une zone de libre-échange (ZLE) entre les deux pays. D’après la TAP, celle-ci devrait « ouvrir des perspectives prometteuses » au développement des échanges commerciaux, dont le volume a atteint près de 330 millions d’euros en 2004. La ZLE tuniso-turque est de nature à permettre à la Tunisie et à la Turquie, deux pays où le secteur textile joue un rôle important pour l’exportation et l’emploi, de contrer « l’invasion » des produits asiatiques, chinois en particulier, favorisée par le démantèlement décidé par l’Organisation mondiale du commerce (OMC) des Accords multi-fibres (AMF). Entrée en vigueur depuis le 1er janvier dernier, cette mesure a été accompagnée d’une montée en puissance des exportations chnoises de textiles notamment sur le marché européen, où est écoulé le plus gros des exportations tunisiennes et turques.
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