| La Turquie dénonce à nouveau le risque de marée noire dans ses détroits |
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30 mars 2005
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AFP, 28 mars 2005, La Turquie a tiré une nouvelle fois la sonnette d’alarme lundi sur la croissance du trafic pétrolier dans ses détroits, en s’inquiétant des conséquences désastreuses qu’un accident pourrait entraîner.
"La quantité de pétrole qui passe par les détroits a augmenté de 50% ces trois dernières années", a indiqué le ministre turc de l’Energie Hilmi Guler à l’ouverture d’une conférence internationale annuelle de deux jours sur les moyens de développer la coopération énergétique dans la région de la Caspienne et de la mer Noire.
"Si quelque chose se produisait dans les détroits (turcs) cela créerait un problème majeur pour la région, notamment pour Istanbul, et l’acheminement du pétrole serait affecté pendant des mois", a-t-il dit.
Depuis longtemps, les autorités d’Ankara mettent en garde sur le risque d’accidents dans les détroits de Canakkale (Dardanelles, nord-ouest) et du Bosphore, quatrième détroit le plus fréquenté au monde qui traverse Istanbul, métropole de plus de 12 millions d’habitants.
En 2003, 46.930 navires ont transité par les détroits, dont plus de 8.000 transportant une cargaison dangereuse, le plus souvent du gaz liquéfié ou du pétrole, selon les chiffres fournis par les autorités turques.
"Un problème environnemental pour Istanbul serait désastreux", a souligné le ministre qui a précisé que le projet d’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, "qui avance très bien et qui doit être opérationnel dans les prochains mois" pour écouler vers les pays occidentaux le pétrole du Caucase, était l’un des meilleurs moyens pour décongestionner les détroits turcs.
La Russie est le pays qui a le plus recours aux détroits turcs pour acheminer son pétrole.
Outre la Turquie, la Russie, le Kazakhstan, l’Iran, le Pakistan, l’Inde, l’Ukraine, la Bulgarie, la Géorgie, la Grèce et la Bulgarie participent à la conférence.
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