| "Génocide arménien" : Kotcharian n’envisage que la voie politique |
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23 avril 2005
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(Info Türk), Kotcharian pourrait accepter la proposition turque de commission conjointe, mais pas dans un cadre uniquement scientifique ou historique.
En visite officielle en France, le chef de l’Etat arménien, Robert Kotcharian (extrême-droite), a ouvert la porte à la proposition faite le 10 avril dernier par la Turquie de créer une commission conjointe pour faire toute la lumière sur la tragédie turco-arménienne de 1914-1922.
"Si la Turquie souhaite vraiment débattre de ce sujet, l’Arménie préfère que cela se fasse au plus haut niveau et dans un cadre le plus large possible" a-t-il déclaré.
Le président arménien a laissé entendre qu’une commission pourrait en effet voir le jour. "Nous souhaiterions la constitution d’une commission intergouvernementale, à laquelle pourraient peut-être participer les historiens" a-t-il précisé.
Le président français Jacques Chirac a souhaité pour sa part que l’Arménie améliore le dialogue avec la Turquie, lors d’un entretien avec Robert Kotcharian, a indiqué l’Elysée.
Le président arménien a été reçu durant une heure par Jacques Chirac. "Le président de la République a interrogé le président Kotcharian sur l’évolution de son dialogue avec Ankara", a rapporté le porte-parole Jérôme Bonnafont.
Jacques Chirac a également "souhaité que l’Arménie alimente ce dialogue avec la Turquie en vue d’une amélioration des relations" avec Ankara et il a encouragé son interlocuteur à "chercher des éléments d’amélioration avec la Turquie", selon le porte-parole.
L’Arménie avait jusqu’alors toujours refusé le dialogue dans un cadre scientifique, ne pouvant risquer de voir les thèses de génocide s’effriter. Il semblerait que les derniers événements dans le Caucase et les risques de révolution mettent le gouvernement d’extrême droite de l’Arménie au pied du mur.
Liens externes :
Documents sur les thèses arméniennes
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