| Didier Billion se dit "non convaincu" par les allégations de "génocide" arménien |
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28 avril 2005
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(Tête de Turc, 27.04.05) - Dans son édition du 24 avril 2005, le quotidien turc Zaman rapporte des propos tenus par Didier Billion, Direteur Adjoint de l’IRIS (Institut français de Relations Internationales et Stratégiques), spécialiste du Moyen-Orient, de l’Asie centrale, du monde Turcophone et plus particulièrement de la Turquie contemporaine.
Dans un entretien accordé au correspondant de Zaman, Didier Billion s’est déclaré "non convaincu" par les allégations arméniennes de "génocide", estimant plus approprié de parler de "massacres" pour les tragiques événements suvenus entre 1914 et 1922 en Anatolie orientale. Billion a précisé ne pas avoir les connaissances historiques nécessaires pour qualifier lesdits événements de "génocide", tout en se disant prêt à changer d’opinion si les historiens devaient mettre en évidence des informations attestant clairement qu’il y a eu "génocide".
S’agissant de la posture adoptée par la France sur le différend historique turco-arménien, Didier Billion a rappelé que le rôle des députés n’était pas d’écrire l’histoire mais de faire des lois. "En agissant de la sorte [Note de TdT : en votant, en janvier 2001, une loi par laquelle la France reconnaît le prétendu "génocide" arménien], la France a établi une ’histoire officielle’. Je suis pour ma part contre toute ’histoire officielle’, qu’elle soit de France ou d’ailleurs. Cette loi est problématique du point de vue du fonctionnement de la démocratie et pour les relations entre la France et la Turquie. Si l’on demande aux députés en France de prendre position sur les guerres d’Algérie ou d’Indochine, il ne sera plus possible d’en débattre. Nous ne serons plus libres. Car il y aura alors une ligne historique ’officielle’" a-t-il déclaré.
Selon le spécialiste français, la France n’a toujours pas présenté d’excuses à l’Algérie. Même si l’ambassadeur français en Algérie a fait un geste dans ce sens il y a quelques semaines, aucun ministre de l’Etat français n’a présenté d’excuses officielles, a-t-il souligné. "Pourquoi ? Parce que l’Algérie est notre tabou" a-t-il rajouté.
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