| Turquie/Arménie/1914-1922 : Schroeder soutient la proposition turque d’étude turco-arménienne |
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2 mai 2005
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(Tête de Turc, 29.04.05) - Le chancelier allemand Gerhard Schroeder a indiqué soutenir la proposition d’Ankara d’une étude turco-arménienne sur la tragédie vécue par les Turcs et les Arméniens entre 1914 et 1922 en Anatolie orientale, et invité la Turquie et l’Arménie à une "autocritique" au sujet de ces événements qui empoisonnent leur relations.
"La proposition du Premier ministre turc (Recep Tayyip Erdogan) est bonne (...) il faut suivre son chemin", a-t-il dit dans une interview diffusée vendredi par la chaîne turque NTV avant une visite qu’il doit effectuer les 3 et 4 mai en Turquie.
Il a également estimé "important" qu’une "nation regarde son histoire avec autocritique".
Le chancelier a par ailleurs assuré que cette question ne sera "jamais" une condition préalable qui sera imposée à la Turquie -qui rejette catégoriquement la thèse d’un génocide- pour son intégration à l’Union européenne.
"Il s’agit d’un question relative aux relations bilatérales. C’est l’affaire des historiens", a-t-il continué.
Le transfert des populations arméniennes en 1915-1917 a fait entre un million et 2 million de morts selon les Arméniens, et jusqu’à 500.000 morts selon les Turcs. Dans le même temps, les Arméniens, alliés aux troupes d’invasion russes, ont exterminé plus d’un million de Musulmans en Anatolie orientale. Ces massacres ne sont toujours pas reconnus par les Arméniens.
La Turquie reconnaît que des massacres ont été perpétrés et que de nombreux Arméniens sont morts de fatigue, de maladie ou d’attaques commises notamment par des bandes kurdes lors de leur déportation vers la Syrie, province ottomane.
Mais elle affirme qu’il s’agissait d’une répression dans un empire en déclin contre une population coupable de collaboration avec l’ennemi russe dans un contexte de guerre et que des centaines de milliers de Turcs ont été tués au même moment par des insurgés nationalistes arméniens.
L’Allemagne, qui est le pays européen où vit la plus grande communauté d’origine turque (2,5 millions), est aussi le premier partenaire économique de la Turquie avec un volume commercial de près de 15 milliards d’euros.
Avec AFP, 29.04.05
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