| Turquie/Irak : Les chefs de la diplomatie des voisins de l’Irak réunis à Istanbul |
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2 mai 2005
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Presse Canadienne - Les ministres des Affaires étrangères des six pays frontaliers de l’Irak -la Jordanie, la Syrie, le KoweJit, l’Iran, la Turquie et l’Arabie Saoudite- se sont réunis samedi à Istanbul pour saluer la formation du nouveau gouvernement irakien mais aussi discuter des craintes d’une propagation des violences dans la région.
La stabilité de l’Irak n’est "pas seulement le problème des Irakiens, mais c’est aussi le nôtre", a prévenu le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, qui a ouvert la conférence dans l’ancien palais ottoman Dolmabahçe.
Le chef du gouvernement turc a jugé "essentiel" que le gouvernement irakien "soit pleinement représentatif". "L’Irak ne peut être un lieu où une entité domine les autres, ni un endroit que l’on divise comme on veut", a-t-il ajouté. "De telles tentatives susciteront la réaction des pays de la région et de la communauté internationale".
Le nouveau gouvernement intérimaire irakien, approuvé jeudi par l’assemblée nationale provisoire élue le 30 janvier, est dominé par les Kurdes et la majorité chiite au détriment des sunnites, qui monopolisaient le pouvoir sous le régime de l’ex-président Saddam Hussein.
A l’exception de l’Iran, les voisins de l’Irak, majoritairement sunnites, s’inquiètent de la perte de pouvoir des sunnites et d’une influence iranienne croissance en Irak. La Turquie, l’Iran et la Syrie, qui comptent de fortes populations kurdes, s’inquiètent aussi du poids politique croissant des Kurdes, craignant qu’il ne créent leur propre Etat et n’alimentent des aspirations séparatistes dans leurs Etats respectifs.
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