| Turquie/Arménie : Les allégations de "génocide arménien" résisteraient-elles à une étude sérieuse ? |
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2 mai 2005
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(Info Türk) -par Ester ODAKULE- Selon une information parrue dans la presse arménienne, la Belgique s’apprête à voter une loi "anti-négationniste" et ainsi à pénaliser la réfutation des génocides reconnus.
Cette information qui avait fait le bonheur des lobbies arméniens d’Europe a finalement fait déchanter les interessés. En effet, la loi belge ne concernera que les génocide pénalement reconnus.
La loi belge sera rédigée comme suit :
« Art. 1er. - Est puni d’un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de vingt-six euros à cinq mille euros celui qui, dans l’une des circonstances indiquées à l’article 444 du Code pénal, nie, minimise grossièrement, cherche à justifier ou approuve le génocide ou les crimes contre l’humanité, tels que définis par le droit international et reconnus comme tels par une décision passée en force de chose jugée de tout tribunal international dont la juridiction a été reconnue par la Belgique, par le Conseil de Sécurité ou l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies ou par une décision passée en force de chose jugée d’une juridiction belge ou d’un autre État membre de l’Union européenne ».
Ce texte s’inspire de la convention du Conseil de l’Europe sur la cybercriminalité, ci-dessous.
« Est puni d’un emprisonnement de huit jours à un an et d’une amende de vingt-six à cinq mille francs quiconque, dans l’une des circonstances indiquées à l’article 444 du Code pénal, nie, minimise grossièrement, cherche à justifier ou approuve le génocide commis par le régime national-socialiste allemand pendant la seconde guerre mondiale. Pour l’application de l’alinéa précédent, le terme génocide s’entend au sens de l’article 2 de la Convention internationale du 9 décembre 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide. »
La réaction des groupes nationalistes arméniens d’Europe n’a pas tardé. Dans une lettre adressée aux sénateurs belges, le Collectif VAN (dont le nom est un plagiat du Collectif VAN G.A. : Collectif de Vigilance Anti Négationnisme du Génocide Azéri), un groupuscule d’extrême droite basé en France, a de nouveau parlé au nom de toute la communauté arménienne d’Europe et a menacé les parlementaires européens d’influer sur le referendum sur la constitution. Le Collectif VAN(sic !) avait deja, au mois de janvier, violemment pris à partie la rédaction des Nouvelles de Turquie.
De plus, les officine arméniennes de propagande basées en Europe ont dejà affiché leur farouche opposition à la construction Européenne à travers plusieurs discours. Actuellement, elles mènent campagne pour le non à la constitution sur le référendum.
Il est à noter dans cette affaire que conformément à la définition d’un "génocide", qui est un concept purement juridique, la loi belge est des plus logiques. La reconnaissance d’un génocide ne peut qu’être juridique et non politique. L’exemple de la reconnaissance par la France des événements de 1915 comme étant un génocide, au mépris de toute verité historique montrent bien que ce n’est pas au politique d’écrire l’histoire mais aux historiens et à la justice. La loi révisionniste française avait été votée par 51 députés connus pour leurs positions pro-arméniennes, les autres ayant deserté le vote. Dans le cas de la France un autre point vient ébranler la pertinence d’une telle loi : la France était une puissance ennemie de l’Empire Ottoman durant la première Guerre Mondiale, il lui est donc impossible, en théorie, de se poster en partie et juge.
Pour le moment l’Arménie refuse de porter le débat sur un terrain juridique. De la même manière qu’elle refuse qu’une recherche sérieuse, billatérale ou indépendante ne se fasse en se basant sur des documents et des témoignages d’archive. L’Arménie refuserait-elle de voir le dernier ciment de sa communauté remise en doute ?
Ci dessous, un extrait de la lettre du groupe nationaliste arménien :
Par conséquent, compte tenu de la proximité du référendum du 29 mai, en France, portant ratification du projet de Traité consitutionnel, nous nous serons dans l’obligation, si ce texte n’est pas modifié, de lancer un appel solennel au NON en France afin de bloquer l’ensemble de processus de ratification.
Nous sommes certains que les parlemantaires belges ne souhaiteront en aucune façon porter uen quelcoqnue responsabilité dans l’éventuel rejet d’un réferendum dont on nous dit très sérieusement, qu’il pourrait se jouer à quelques centaines de milliers de voix près.
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