| Une entreprise turque confirme l’enlèvement de dix employés en Irak |
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21 septembre 2004
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ANKARA, Une entreprise turque a confirmé lundi que dix de ses employés avaient été pris en otages en Irak, mais s’est refusée à dire si elle entendait se retirer du pays comme l’exigent leurs ravisseurs.
"Ils sont tous employés de notre entreprise. Ils sont tous Turcs", a déclaré à l’AFP Nalan Bayrak, porte-parole de l’entreprise de construction Vinsan, basée à Ankara.
La chaîne de télévision Al-Jazira du Qatar a annoncé samedi qu’un groupe islamiste irakien, la "Brigade salafiste Abou Bakr al-Seddiq", avait revendiqué dans une vidéo l’enlèvement de 10 employés d’une société américano-turque, menaçant de les tuer si cette compagnie ne quitte pas l’Irak dans les trois jours.
Selon sa porte-parole, Vinsan n’a aucun partenaire américain et devait commencer la construction d’une autoroute près de Bagdad, un chantier estimé à 161 millions de dollars.
La porte-parole a également refusé d’indiquer si l’entreprise comptait céder aux ravisseurs et cesser ses activités en Irak.
"Le ministère des Affaires étrangères nous a conseillé de ne pas faire de commentaire sur le sujet pour la sécurité des ouvriers enlevés (...). Nous espérons que cet incident connaîtra une issue positive", a-t-elle déclaré.
Selon la police irakienne, une douzaine de chauffeurs de camions turcs ont par ailleurs été tués ou enlevés pendant le week-end dans la zone sunnite du nord de Bagdad.
Les représentants turcs en Irak tentent toujours de vérifier cette information. "Nous ne sommes pas encore en position de confirmer les enlèvements ou les meurtres. Notre ambassade à Bagdad est en contact avec le ministère des Affaires étrangères et d’autres entités en Irak pour connaître leur sort", a déclaré un diplomate turc à l’AFP.
Ankara a déjà confirmé la mort de deux ressortissants, otages en Irak. Des responsables turcs ont également qualifié de "crédible" une information d’Al-Jazira faisant état de l’exécution de trois autres Turcs par leurs ravisseurs au début du mois.
D’autres Turcs ont été enlevés avant d’être relâchés, la plupart après que leur employeur eut accepté de se retirer du pays.
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