| Turquie/Irak : Le PM irakien se rendra en visite à Ankara |
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13 mai 2005
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ANKARA, 12 mai (Info Türk) - Le Premier ministre irakien Ibrahim al-Jaafari effectuera une visite en Turquie les 19 et 20 mai, sa première visite à l’étranger depuis la formation du nouveau gouvernement le 3 mai, a rapporté jeudi le journal turc Daily News.
La visite de M. Jaafari indique que le gouvernement irakien était prêt à developper de bonnes relations avec la Turquie, son voisin, estime le journal.
M. Jaafari doit rencontrer le président turc Ahmet Necdet Sezer, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et le ministre des Affaires étrangères Abdullah Gul. Les deux parties discuteront du statut de la ville de Kirkouk dans le nord de l’Irak, selon le journal.
Ankara demande un statut spécial pour la ville riche en pétrole où Kurdes, Arabes et Turkmènes coexistent. Les Kurdes ont remporté les élections locales à Kirkouk en janvier dernier en forçant les choses. En effet une vaste campagne de migration des Kurdes vers cette région a été orgénisée au préalable des éléctions par les groupes kurdes du pays. Maintenant les Kurdes ont demandé l’inclusion de la ville dans une région autonome kurde dans le nord de l’Irak.
La Turquie craint que l’augmentation de l’influence kurde en Irak n’encourage les 8 à 12 millions de Kurdes du sud-est de la Turquie à demander davantage d’autonomie. Elle a souligné à plusieurs reprises l’intégrité territoriale et l’unité ethnique de l’Irak.
La Turquie ferait également pression sur l’Irak pour que Bagdad lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe terroriste qui se bat pour l’établissement d’un Etat kurde indépendant, dont des militants opèrent dans des zones montagneuses dans le nord de l’Irak. Le PKK est inscrit sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne, des Etats-Unis et de la Turquie.
La Turquie est également préoccupée par la situation de sécurité en Irak, où des dizaines de Turcs, des chauffeurs de camions pour la plupart, ont été tués ou enlevés par des insurgés irakiens mais également pour la communauté Turkmène d’Irak qui a essuyé lpusieurs massacres organisés par des milices kurdes et arabes.
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