| Turquie / Arménie / Terrorisme intellectuel / "génocide" arménien : le Quid mis en cause défend sa liberté éditioriale |
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26 mai 2005
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(Info Türk) Le Quid, célèbre ouvrage encyclopédique, essuie les foudres de l’extrême droite arménienne. En effet, l’ouvrage est mis en cause devant le tribunal de grande instance de Paris par des organisations de lobbying arméniennes proches du gouvernement d’Erevan, a défendu mercredi sa liberté éditioriale affirmant n’avoir jamais voulu remettre en cause l’existence du génocide.
Le Comité de défense de la Cause arménienne (CDCA) remettaient en cause la présentation faite par le Quid 2003 du massacre des Arméniens dans l’Empire Ottoman, estimant qu’elle aboutissait à "nier le caractère génocidaire de cet évènement historique".
Le CDCA reprochait notamment aux auteurs de l’ouvrage d’avoir écrit pour l’année 1915 : "Transfert d’Arméniens vers les province méridionales de l’Empire ottoman (...) nombreux décès (épidémie, maladie) pendant le voyage".
Les associations réclament la possibilité de modifier la rédaction des chapitres concernés.
Sous de précédentes pressions et menaces, dans son édition 2005, le Quid a déjà changé certaines formulations, une "manière de reconnaître que nous avions touché juste", selon l’avocat de l’officine arménienne.
Pas du tout, a répondu Me William Bourdon, défenseur de Robert Laffont, éditeur du Quid, et de Fabrice Frémy, directeur général de l’ouvrage, n’y voyant "aucun aveu" de la part de ses clients.
"Une chose est de dire que la présentation n’était pas parfaite, une autre de considérer qu’elle est juridiquement condamnable", a notamment affirmé Me Bourdon, estimant que le débat lancé par les associations n’avait pas sa place dans une enceinte judicaire.
Interrogé par l’AFP à l’issue de l’audience, M. Frémy a qualifié de "procès d’intention" l’action des associations, revendiquant de donner le point de vue turc sur la question arménienne.
"La parole doit être donnée aux deux parties avec toutes les réserves qui s’imposent", a-t-il expliqué.
Les associations officielles arméniennes ne l’entendent pas de cette oreille et comptent tout faire pour empêcher tout débat autour des événements de 1915 et ainsi s’opposer au dialogue qui pourrait désengorger la situation de bloquage et de terrorisme intellectuel qui règne sur le sujet en France. En effet, les historiens qui s’opposent à la thèse arménienne sont régulièrement menacés ou carrément agressés verbalement ou physiquement (agression physique de Gilles Veinstein ou attentat à la bombe du bureau de Heath Lowry).
La thèse arménienne du "génocide" a été accepté par l’assemblé nationale française en 2001 par une loi déclarant celle-ci comme un génocide.
Cependant cette loi entre en contradiction totale avec le droit international qui affirme clairement que le concept de génocide est juridique et non politique, ainsi un organe politique n’est pas qualifié pour déclarer que tel ou tel événement correspond bien à la définition d’un génocide ou pas. De plus, l’Assemblée Nationale française n’a demandé aucune expertise historique concernant les événements de 1915, elle s’est contentée de s’appuyer sur les grandes campagnes de lobbying financées par l’Etat Arménien et relayés par ses officine installées en Europe.
De plus, les plus grands spécialistes de l’Empire Ottoman, de l’histoire de la première Guerre Mondiale et du monde musulman tels Robert Mantran, Gilles Veinstein, STanford Shaw, Heath Lowry, Andrew Mango ou Bernard Lewis s’accordent à dire que la qualification de génocide pour les événements de 1915 n’est que la version arménienne de l’histoire, une version qui occulte totalement les massacres organisés par les milices nationalistes arméniennes et perpetrés contre les civils Turcs et Musulmans en Anatolie durant la première Guerre Mondiale.
Pour plus d’informations :
La question arménienne à travers les documents et témoignages d’époque. Le terrorisme intellectuel et la propagande arménienne, le refus de dialogue de l’Etat Arménien
Le terrorisme intellectuel, le règne de la pensée unique
Les historiens en danger
Une figure du terrorisme arménien à la tête des associations arméniennes de France
Livres, documents et témoignages réfutant les thèses arméniennes
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