| Fabrice Frémy : « Ce n’est pas aux juges de dire l’histoire » (Arménie et du terrorisme intellectuel des officines arméniennes) |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
1er juin 2005
|
LE FIGARO. - Les associations arméniennes disent que vous relayez la thèse turque selon laquelle il n’y a pas eu de génocide ?
Fabrice FRÉMY. - Nous ne pouvons occulter la position de la Turquie, Etat de droit aux portes de l’Europe. Le grand public doit connaître tous les éléments du débat. Ailleurs, dans la section Arménie, nous donnons le chiffre avancé par les Arméniens de 1,2 million de morts.
Le génocide arménien n’est-il qu’une « version » de l’histoire ?
Nous reconnaissons ce génocide. Mais les travaux évoluent sans cesse et nous jugeons nécessaire de publier les différentes estimations des victimes. L’encyclopédie n’est pas le temple d’un savoir figé et consensuel. C’est pourquoi nous avons présenté les travaux de Faurisson...
... qu’une condamnation vous a obligés à retirer...
Les associations juives ont attaqué en justice et mené une campagne de presse inique, juste au moment de Noël où nous réalisons l’essentiel de nos ventes. Nous avons transigé et supprimé ce chiffre (NDLR : « 150 000 morts dont environ 100 000 juifs, la plupart morts du typhus »). Je regrette cependant que la vigilance nouvelle des associations mette en péril la liberté d’expression. On est en train de casser l’appareil critique de réflexion. Ce n’est pas aux juges de dire l’histoire.
|