| La FRA-Dashnaksoutioun considère le peuple turc comme responsable du "génocide"( ?) arménien (Turquie / Arménie) |
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3 décembre 2007
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La FRA-Dachnaktsoutioun (extrême droite arménienne) opère un changement majeur dans sa politique de révisionnisme de l’histoire arménienne. Elle tient désormais le peuple Turc moderne pour responsable des évènements de 1915-1918 qu’elle s’obstine à appeler un "génocide" et qui ne sont opurtant reconnus comme tels par acun organe juridique international. C’est ce qu’a annoncé vendredi Giro Manoyan, porte-parole du parti.
Il a expliqué que "la seule reconnaissance du génocide ne suffirait pas à rétablir la justice historique et que la communauté internationale devait maintenant tenir la Turquie et les Turcs pour responsables de l’extermination de 1,5 million d’Arméniens sous l’Empire ottoman". Il a indiqué que ce nouveau positionnement serait au centre des activités des différents bureaux de la FRA aux Etats-Unis, en Europe et dans les autres parties du monde.
Les représentants de ces organisations se sont réunis vendredi et samedi pour discuter de ce changement majeur. Ce dernier correspond aux principes de la FRA-Dashnaksoutyoun qui n’a jamais caché son désir d’obtenir des compensations matérielles pour l’Arménie et les ressortissants Arméniens vivant hors d’Arménie.
La FRA avait déjà accusé les Etats-Unis, il y a quelques mois, de pousser la Turquie à "reconnaître le génocide sans conséquence". Les leaders du parti Dachnaksoutioun souhaitent également qu’Erevan garde une porte ouverte pour de futures demandes financières et territoriales à Ankara. " ous estimons que l’Arménie est incapable de faire une telle demande aujourd’hui, avait souligné Manoyan au mois d’avril. Mais cela ne veut pas dire qu’elle n’en sera pas capable demain ".
Manoyan a affirmé vendredi que, pour l’obtention de réparations turques, les Arméniens pouvaient compter sur le soutien de certains pays comme la France qui affichent une politique ouvertement pro-arménienne, principalement pour des raisons de politique intérieure, la France ayant en son sein une forte communauté de ressortissants arméniens.
Cependant, ni la France, ni les autres pays de l’UE à avoir politiquement reconnu le "génocide arménien", n’ont jamais appelé à des réparations turques. Dans la résolution de 1987, le Parlement européen précise même qu’aucune revendication politique ou matériel envers la Turquie actuelle ne pourra découler de la reconnaissance d’un quelconque génocide.
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