| Lettre a mes concitoyens européens d’origine française, pour en finir avec la peur de l’étranger (France) |
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9 juin 2005
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La campagne du référendum pour la ratification du traité constitutionnel s’achève. Avec un goût quelque peu amer. Chez les partisans du oui et surtout du non, la peur de l’étranger a été au centre des débats jusqu’à la caricature, jusqu’à la nausée. La chemise made in China, le plombier polonais la clé à molette entre les dents, le maçon portugais, le grand méchant turc et l’Oncle Sam.
Arrêtons-nous un instant sur l’argument des délocalisations. En France, nous avons créé un mécanisme qui permet aux zones défavorisées d’abriter des entreprises afin d’y créer de l’emploi. Elles bénéficient de divers allégements fiscaux. Lorsque les produits issus de ces entreprises parviennent sur le marché concurrentiel, on peut dire qu’elles ont été produites à un moindre coût. N’est-ce pas, par conséquent ce qu’on pourrait appeler du dumping ? Personne ne le dit et c’est tant mieux puisqu’il s’agit d’offrir des perspectives d’emplois donc de salaires à une partie de la population qui en est malheureusement démunie. Pourquoi ce qui est bon en France ne le serait-il pas bon l’Europe ?
A gauche mais aussi à droite, la contradiction est patente. On dénonce les déséquilibres mondiaux mais lorsque des pays en voie de développement parviennent à créer des richesses afin d’élever leur niveau de vie, on crie à l’invasion. Les arguments échangés lors de cette campagne n’ont pas brillé par leur pertinence. Les propos de comptoirs ont recouvert de leur bruit les discours rationnels que nous sommes en droit d’attendre de la part des responsables politiques : en résumé, la constitution européenne ratifiée, le plombier polonais ôtera le pain de la bouche des Français. A croire que la gauche (et malheureusement une partie de la droite) préfère entretenir la misère plutôt que la régler. Si des entreprises se délocalisent à l’intérieur de l’union, elles élèvent le niveau de vie des nouveaux entrants au profit de l’ensemble de l’Union européenne.
A droite, c’est l’épouvantail du grand méchant turc. Et Nicolas Sarkozy n’en a pas fait le moindre de ses arguments. Voter oui, ce serait éviter l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. L’union européenne est aujourd’hui composée de 25 pays, sans que l’on ait jamais demandé l’avis des Français au sujet d’aucun à l’exception du cas de la Grande-Bretagne. Le président de l ‘UMP est néanmoins plus nuancé que Jean-Marie Le Pen ou Philippe de Villiers.
L’ancien ministre de l’économie nous parle de géographie, oubliant que Constantinople, aujourd’hui Istanbul, fut l’ancienne capitale de l’Europe. Et les Dom-Tom serions-nous tentés de répondre si l’argument n’était pas blessant pour nos concitoyens français de l’outre-mer ? Je ne soutiens pas les positions du président de mon parti qui ne cesse d’évoquer la Turquie, y compris dans le dernier numéro du journal de l’UMP, « Le magazine de l’Union » surfant sur la crainte des « méchants musulmans » turcs qui pourraient cacher des petits Ben Laden.
Nicolas Sarkozy, au lieu d’apaiser la crainte des français en rejetant l’amalgame entre islam et terrorisme, préfère renforcer le cliché au détriment de l’apaisement. Le rôle d’un homme d’Etat c’est d’être juste, honnête et surtout rassembleur. On ne construit pas sur la haine.
Mourad Ghazli est secrétaire national du Parti radical affilié à l’UMP, conseiller de André Rossinot, ancien ministre et président du parti radical, fondateur du club France-fraternité.
Par Mourad Ghazli, le dimanche 5 juin 2005
Source : Saphirnet.info
Forum de cet article:
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> Lettre a mes concitoyens européens d’origine française, pour en finir avec la peur de l’étranger (France)
9 juin 2005, par F Dodin
Cher Monsieur,
Les Francais, comme tous les peuples d`Europe, ont le droit democratique de dire non a la Turquie, comme les Anglais ont le droit de dire non a l`Euro. Maintenant, comme vous parlez de la peur des etrangers, vous allez m`expliquez comment integrer 100 000 millions de Turcs dans l`Europe quand les quelques millions qui y vivent deja ne s`integrent pas, que soit en France, en Allemagne ou meme dans la liberale Hollande ( ils ne se marient guere que dans leur communaute, refusent de porter les noms des pays qu`ils habitent, comme vous d`ailleurs, alors que n`importe quel converti a l`Islam change immediatement de nom, la moitie d`entre n`apprend meme pas l`Allemand ( quelle idee en Allemagne de parler autre chose que le Turc, sans parler des crimes d`honneur et autres charmantes traditions ...)
Vous savez bien que toute communaute merite sa reputation. C`est donc a vous de changer par votre travail et vos accomplissements, l`image negative qu`ont les musulamns en Europe et qui est dans une large mesure justifiee.
FDodin
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> Lettre a mes concitoyens européens d’origine française, pour en finir avec la peur de l’étranger (France)
9 juin 2005, par Jacques
Monsieur ou madame Dodin,
j’aime beaucoup votre message car tout en essayant de vous disculper d’un quelconque à priori ou xénophobie, celui-ci contient toutes les composantes du rejet de l’"autre" et le désir de l’assimiler pour le faire rentrer dans le moule de ce qui est "comme vous", c’est à dire ce qui est "normal". Tout ceci en affichant une méconnaissance de taille de la communauté sur laquelle "vous vous lachez".
Voici une liste non exhaustive de vos arguments :
Les Européens d’origine Turque et les citoyens de la République de Turquie sont identiques. Tous issus du même moule.
Un étranger doit porter un nom du pays dans lequel il vit. Ainsi il va de soi qu’un Turc ou un Chinois qui habitent dans un pays Européen doivent se faire rebaptiser Jean-Edouard pour être fréquentables et pouvoir s’intégrer.
Le renfermement communautaire n’est pas un effet mais une cause, car bien évidemment les discriminations n’existent pas et tout est fait pour que les étrangers puissent être assimilés (et devenir chrétiens de préférence) sans douleur dans les pays européens.
Les communautés etrangères méritent leur réputation. Oh puis finalement, plus généralement, ils méritent ce qui leur arrive ces bougres.
Je vais contribuer un peu à votre éducation en vous apprenant que les crimes d’honneur sont une plaie, mais eils sont bel et bien une plaie de la communauté kurde (même en Turquie même, les crimes d’honneur sont à 99% les faits de familles kurdes).
Ne voyez aucune approche raciste dans mon dernier propos, ce n’est qu’un fait qu’il faut "accepter" tel qu’il est.
Je vous félicite monsieur. C’est grace à des personnes comme vous et des propos comme les votre que les démocrates sauront toujours où est le danger et quels sont les propos fascisants qu’il faut combattre coute que coute. Merci de nous ouvrir les yeux.
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