| Turcs et Azéris demandent à l’Arménie la reconnaissance de leurs frontières (Turquie/ Azerbaïdjan/ Arménie) |
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3 décembre 2007
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(Info Turc) Lors des débats du jeudi 23 juin à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) concernant la réforme constitutionnelle de l’Arménie les délégués Turcs et Azéris ont demandé à l’Arménie de reconnaître leurs frontières actuelles.
Lors de son intervention Murat Mercan , membre de la délégation turque a notamment évoqué l’article 9 de la Constitution arménienne qui stipule que la politique étrangère de la république sera menée conformément aux normes du droit international en ayant pour but d’établir des relations de bon voisinage. « Ce principe est excellent mais le préambule de l’actuelle Constitution se réfère aussi aux « aspirations nationales de la déclaration arménienne » et cette dernière contient une contradiction. On y lit que la république arménienne appuiera les efforts pour gagner la reconnaissance internationale du génocide perpétré en 1915 sur le territoire de la Turquie et sur le territoire de l’Arménie occidentale ». Murat Mercan a ainsi demandé à ses collègues arméniens ce qu’ils entendaient par « territoire de l’Arménie occidentale ». Pour lui, ce territoire fait partie de la Turquie. « Il est difficile d’établir des relations de bon voisinage si l’on réclame une partie du territoire de ses voisins dont la frontière a été reconnue par de nombreux traités internationaux ». Murat Mercan a ainsi demandé à l’Assemblée parlementaire d’appuyer l’amendement n° 1 de la résolution qui réaffirmait l’intangibilité des frontières internationalement reconnues de l’Arménie. « Le peuple arménien, qui a beaucoup souffert et qui souffre encore d’une crise économique grave, ne pourra que bénéficier de relations de bon voisinage avec la Turquie » a conclu le parlementaire turc
L’amendement était rédigé comme suit : L’Assemblée parlementaire demande à l’Arménie de « modifier le Préambule de la Constitution pour réaffirmer les frontières internationales de l’Arménie avec tous ses voisins, conformément aux traités internationaux en vigueur, et contribuer de la sorte à de bonnes relations de voisinage dans la région, ainsi que le prévoit l’article 9 de cette même Constitution ; »
Le représentant de l’Azerbaidjan M. SEYIDOV avait, lors des débats, rappelé les crimes et l’occupation militarie commis par l’Arménie en AzerbaÏdjan : « c’est bien dans la Constitution arménienne qu’on trouve des exigences territoriales vis-à-vis de la Turquie. C’est toujours l’Arménie, qui à la suite de son agression, occupe une partie du territoire de l’Azerbaïdjan et refuse de reconnaître son intégrité territoriale ».
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