| Abdullah Gül : "Il n’y a pas eu de ’génocide’ arménien" |
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28 juin 2005
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Interview du Ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, publiée dans la revue allemande Rheinischer Merkur, N°25, 23.06.2005
Le Bundestag a condamné le meurtre d’Arméniens il y a quatre-vingt-dix ans. Pourquoi la Turquie ne veut-elle pas reconnaître ce processus qui s’est produit avant la fondation de la République ?
Abdullah Gül : Nous sommes profondément consternés que ce thème ait été inscrit à l’ordre du jour en Allemagne. Nous savons et voyons que cette thématique a été exploitée en Allemagne dans le cadre d’un discours à visée de politique intérieure. Les politiciens allemands n’auraient pas dû faire cela. C’est une grande injustice non seulement par rapport à la Turquie, mais aussi par rapport aux Turcs vivant en Allemagne. Dans l’histoire de la Turquie, il n’y a pas eu de génocide des Arméniens.
Les représentants [du Bundestag] invoquent des historiens indépendants...
Les Arméniens étaient les citoyens les plus loyaux de l’Empire Ottoman. Les Russes ont soulevé les Arméniens dans l’est contre l’empire. Dans le cadre de la terreur perpétrée par les milices arméniennes, il y a eu un attentat contre le Sultan. On est ensuite arrivé à la nécessité de déplacer la population arménienne dans des secteurs sûrs. Toutefois, ce transfert a été effectué sur la base du volontariat. Les frais de voyage des déplacés étaient couverts. S’il y avait quelques sévices, les auteurs étaient immédiatement punis.
Le Bundestag critique le fait qu’une conférence d’historiens prévue fin mai à Istanbul ait été empêchée par le ministre de la Justice.
Nous avons proposé, en toute clarté et franchise, qu’une commission d’historiens, composée de Turcs, d’Arméniens et de scientifiques d’autres pays, participe à une recherche dans nos archives. Cela vaut aussi particulièrement pour les scientifiques allemands, parce que nous étions alors alliés et que nos décisions étaient connues du côté allemand. Il n’y a rien à cacher.
Source : Tête de Turc
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