| Azerbaïdjan / Arménie : Un membre de la FRA affirme avoir été frappé par des généraux de l’armée d’occupation du Karabagh |
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29 juin 2005
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(CDAE) Pavel Manoukian, membre de la FRA-Dachnaksoutioun (parti social-nationaliste), qui a été hospitalisé la semaine dernière à Stepanakert à la suite de graves blessures, a affirmé lundi qu’il avait été frappé par des hauts généraux de l’armée d’occupation du Karabagh, dont le ministre de la Défense Seyran Ohanian. Lors d’une interview avec RFE/RL, Pavel Manoukian a précisé que les dirigeants de l’armée lui avaient donné des coups de poing et des coups de pied dans le bureau d’Ohanian parce qu’il leur avait reproché d’être pressés de libérer les territoires azéris occupés autour du Karabagh.
Manoukian, qui est un vétéran décoré de l’opération d’invasion de l’AzerbaÏdjan de 1991-94, a souligné qu’il avait été invité au ministère de la Défense le 21 juin par trois généraux. Ces derniers souhaitaient qu’il s’explique sur ses déclarations publiques au cours desquelles il les avait qualifié de "généraux d’argile". "Pendant que je leur expliquais pourquoi j’avais fait cela, le général Samuel Karapetian m’a frappé au menton et au ventre en disant "Ce que disent les généraux ne peut pas être discuté". raconte Manoukian sur son lit d’hôpital. Il précise qu’ils l’ont ensuite emmené dans le bureau d’Ohanian. "Il m’a immédiatement insulté, me criant les pires mots qui peuvent être dits dans de telles circonstances. Je ne m’y attendait pas du tout. J’ai été particulièrement offensé par ce qu’il a dit concernant la FRA-Dashnaksoutioun, explique-t-il. Puis ils ont commencé à me frapper à la tête.".
Manoukian a été transporté à l’hôpital militaire de Stépanakert avant d’être rapatrié à Erevan à la fin de la semaine. Les médecins militaires ont d’abord affirmé que ses blessures étaient dues à une chute. Cependant, le tollé de la FRA-Dashnaksoutyoun a obligé les autorités à ouvrir une enquête criminelle.
Lors d’une rencontre avec le président du Karabagh, Arcadie Ghoukassian, les leaders locaux du parti dachnaksoutioun ont demandé qu’Ohanian et les autres généraux soient punis. Des demandes similaires d’autres partis locaux sont venus renforcées la demande de la FRA-Dashnaksoutyoun. Mais actuellement, personne n’est poursuivi dans cette affaire.
Cet incident intervient au lendemain des "élections législatives" du 19 juin. Le bloc de l’opposition formé par le parti Dachnaksoutioun et Mouvement-88 était opposé au parti du "président". Le bloc refuse d’accepter sa défaite et affirme que de sérieuses irrégularités ont eu lieu au cours du vote. Manoukian faisait parti de la liste de la FRA. Il a raconté qu’Ohanian lui avait dit : "Vous pensiez sérieusement que nous vous aurions laissé du pouvoir si vous aviez gagné ?".
L’armée d’occupation du Karabagh n’a toujours pas émis de commentaires sur les accusations de Manoukian.
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