| UE :Seule compte l’adhésion à l’UE, déclare le négociateur en chef de la Turquie |
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14 juillet 2005
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(Tête de Turc, 14.07.2005) Le négociateur en chef turc pour les pourparlers avec l’UE a rejeté le "partenariat privilégié" comme solution alternative à une adhésion de la Turquie à l’Union européenne, lors de sa rencontre avec la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, le 12 juillet. M. Ali BABACAN a expliqué, de manière détaillée, les réformes politiques et économiques réalisées à ce jour par son gouvernement avant de répondre aux questions des députés.
L’adhésion pleine et entière est l’objectif que se sont assignées tant l’UE que la Turquie et, a déclaré M. Babacan, "aucune autre relation n’est envisageable pour la Turquie". Il a rappelé que la Turquie est déjà liée par plusieurs accords avec l’UE, comme celui créant une Union douanière, et qu’il voyait mal ce que pourrait apporter de plus une relation spéciale. La Turquie peut accepter le cadre de négociation "rigoureux" proposé par la Commission européenne voici deux semaines, mais "elle réagirait si de nouveaux obstacles apparaissaient". "Les négociations seront ardues, mais nous serons patients, tolérants, attachés à l’essentiel et nous travaillerons avec acharnement", a-t-il déclaré, "conscients qu’il nous faudra conquérir les coeurs et les convictions de ceux qui restent sceptiques".
Ouvrant le feu des questions, M. Camiel EURLINGS (PPE-DE, NL), rapporteur sur les progrès de la Turquie vers l’adhésion, a demandé si la "loi sur les associations" - concernant les droits des églises - sera modifiée dès lors que le commissaire à l’élargissement, M. Olli REHN, l’a qualifiée d’insuffisante. M. Babacan a assuré que les préoccupations de la Commission et du Parlement seront prises en considération lorsque cette loi sera débattue au parlement turc après les vacances d’été. M. Eurlings a également abordé les problèmes touchant à la liberté de la presse et au manque de développement socio-économique dans le Sud-Est de la Turquie.
Répondant aux soucis exprimés par plusieurs députés face à l’apparent ralentissement des réformes, M. Babacan a indiqué que la "masse critique" des réformes avait été atteinte avant même que le Conseil ne prenne, en décembre dernier, la décision d’ouvrir les négociations. La mise en oeuvre des réformes prend un certain temps, a-t-il expliqué, et c’est pourquoi le gouvernement turc préfère évaluer les progrès en examinant si une avancée a été enregistrée par rapport à l’année précédente. Plus important, la volonté politique et le soutien de la population sont suffisamment forts pour accomplir ces réformes, a-t-il ajouté. Toutefois, ce soutien peut s’avérer fragile et si les appréciations des leaders européens et du Parlement ne sont pas formulées avec prudence, "la population pourrait s’en offusquer". De même, la volonté politique et le soutien populaire ne seront effectifs que si l’objectif des négociations est l’adhésion pleine et entière.
Sur Chypre, M. Babacan a insisté sur le fait que le "protocole d’Ankara", qui étend l’union douanière aux nouveaux États membres, y compris Chypre, sera signé avant le début des négociations, prévu pour le 3 octobre. La Turquie était et reste soucieuse de dégager une solution à la division de l’île et elle l’a démontré en appuyant le plan Annan, qui a été approuvé par referendum dans la partie Nord de Chypre (Chypriotes Turcs), mais rejeté dans la partie Sud (Grecs).
Au sujet de l’Arménie, M. Babacan a expliqué aux députés que l’an dernier, la Turquie avait invité ce pays à s’associer à un comité d’historiens chargé d’analyser les événements. Sans réponse à ce jour de la part de l’Arménie.
Quant à la situation du Sud-Est de la Turquie, M. Babacan a indiqué que cette région avait connu des décennies d’attaques terroristes et que l’absence de sécurité avait toujours eu un effet dissuasif sur les investisseurs. Le gouvernement turc espère un renforcement de la coopération internationale et de l’aide pour lutter contre le terrorisme, les attentats s’étant multipliés en raison de l’instabilité en Irak et des incidents en Europe.
12 juillet 2005 Commission des affaires étrangères
Président : Elmar BROK (PPE/DE, DE)
avec noticias.info
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