| L’Institut kurde de Belgique prend la défense du PKK/Kongra-Gel (Turquie/ Belgique) |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
21 juillet 2005
|
(Info Türk) Le directeur de l’Institut kurde de Bruxelles Derwich M. Ferho a, dans son communiqué de presse du 20 juillet 2005, critiqué les informations diffusées par les médias belges concernant l’attentat de Kusadasi.
"Samedi 16 juillet dans la station balnéaire de Kusadasi en Turquie, une bombe a explosé dans un minibus, tuant cinq personnes : deux touristes, l’un britannique et l’autre irlandais, ainsi que trois Turcs. Jusqu’à présent l’attentat n’a été revendiqué par aucun groupe mais les autorités turques portent leurs soupçons sur le PKK (« Parti kurde des travailleurs ») et une organisation toute récente : « Les faucons de la liberté du Kurdistan » (TAK).
"Au départ, on a pensé être en présence d’un attentat suicide. Hier, après que les cinq morts ont été identifiés, cette hypothèse a été exclue. Le gouverneur de la province, Mustafa Malay, a déclaré à l’agence Anatolia que les explosifs étaient placés dans un petit sac sous un siège et qu’ils ont été activés par une commande à distance ou par une minuterie. On aurait utilisé des explosifs à base de plastic C4 et aucun suspect ne serait encore retenu.
"Selon le journal Hürriyet, l’organisation kurde TAK en aurait revendiqué la responsabilité mais cela pas n’a pas été confirmé. Ce groupe est apparu pour la première fois en août 2004 lors des attentats contre deux hôtels à Istanbul dans lesquels deux étrangers ont perdu la vie. Ce groupe a également revendiqué sa responsabilité dans l’attentat du 30 avril à Kusadasi où un policier a été tué et dans celui qui s’est produit le 10 juillet à Cesme, une autre station balnéaire turque dans lequel vingt et une personnes ont été blessées. TAK a alors menacé de toucher par des attentats d’autres centres touristiques".
Le PKK de son côté, a revendiqué la responsabilité des trois récentes attaques de train dans le sud-est Anatolien a tenté de se distancer des « faucons de la liberté du Kurdistan ».
Le 13 juillet, dans une déclaration au journal kurde ’Ôzgür Politika’, Murat Karayilan , un dirigeant du PKK a declaré que le TAK n’aurait aucun lien avec le PKK et ne contrôlerait pas leurs actions. Cependant, selon des spécialistes du terrorisme kurde, le TAK est une émanation de la branche la plus radicale du PKK et sert de couverture afin d’attaquer des civils sans ternir l’image du PKK auprès des médias.
Quelques activistes politiques kurdes dont Leyla Zana et le président du parti kurde DEHAP, Tuncer Bakirhan, tous deux proches du PKK ont condamné l’attentat à la bombe de Kusadasi.
En juin 2004, le PKK a mis fin au cessez-le-feu unilatéral qu’il avait instauré au moment de l’arrestation d’Abdulhah Ôcalan en 1999 et auquel aucune contrepartie n’a été offerte par les autorités turques. Depuis avril 2005, la lutte a repris ; en trois mois plus de cent belligérants ont été tués au cours de heurts entre l’armée turque et le PKK. Les autorités militaires et politiques turques ont reproché aux Américains de ne pas les aider dans leur lutte contre le terrorisme kurde du PKK qui est inscrit sur la liste américaine et européenne des organisations terroristes. Le PKK avec sa base arrière dans le nord de l’Irak s’y procure facilement des armes pour sa lutte dans le sud-est de l’Anatolie.
L’Institut Kurde de Bruxelles, en faisant un amalgame entre les organisations terroristes et la communauté kurde de Turquie, a violemment pris à parti la presse belge pour avoir relayé les informations selon lequelles les récents attentats aient été perpetrés par le PKK et ses différentes branches.
Selon certains spécialistes, les différents "Instituts Kurdes" installés en Europe sont des vitrines légales du PKK, visant à porter les revendications des terroristes kurdes sur un plan politique.
Voir également :
Terrorisme
|