| La Turquie signe un accord crucial pour son adhésion à l’UE, mais la polémique sur Chypre persiste (Turquie/ Chypre/ Grèce/ UE) |
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31 juillet 2005
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ANKARA (Info Türk) - La Turquie a rempli une des conditions majeures fixées par l’Union européenne à l’ouverture le 3 octobre de négociations d’adhésion, en signant vendredi soir un accord crucial étendant une union douanière à la République Grècque de Chypre, mais sans la reconnaître officiellement.
Le représentant d’Ankara auprès de l’UE a paraphé à Bruxelles un protocole étendant aux dix pays entrés dans l’UE en mai 2004 un accord d’union douanière la liant aux autres pays de l’Union depuis 1996.
La Turquie a cependant adjoint à ce document une déclaration stipulant que son geste n’équivalait pas à une reconnaissance de la République Grècque de Chypre.
"La signature, la ratification et l’application de ce protocole ne signifie en rien une reconnaissance de la République de Chypre à laquelle le protocole se réfère", affirme la déclaration.
La Turquie ne reconnaît comme seule autorité légitime sur l’île que la République turque de Chypre Nord (RTCN), proclamée en 1983, neuf ans après l’intervention des troupes d’Ankara en réponse aux massacres des civils Chypriotes turcs et à un coup d’Etat de nationalistes chypriotes grecs soutenus par le régime des Colonels d’Athènes et visant à annexer Chypre à la Grèce.
Les dirigeants européens avaient admis en décembre, quand ils avaient conditionné l’ouverture de négociations d’adhésion avec Ankara à l’extension à la République de Chypre de l’accord d’union douanière, que ce geste ne serait pas, sur le "plan légal", une reconnaissance de cet Etat par la Turquie.
L’UE a cependant exprimé le désir de voir la Turquie reconnaître la partie grècque de Chypre.
Athènes et Nicosie ont vivement critiqué dès samedi la position de la Turquie.
Cette position protectrice de la Turquie vis à vis des Chypriotes Turcs pourrait également fournir un nouvel argument aux opposants à l’intégration de la Turquie.
La tendance n’en était pas moins à l’optimisme dans l’opinion publique turque qui voit dans la signature de l’accord "un pas de plus vers l’Europe".
Depuis le rejet par les Chypriotes grecs, en avril 2004, d’un plan de paix proposé par l’Onu, soutenu par Ankara et approuvé par les Chypriotes turcs, les Turcs sont désormais mieux placés que les Chypriotes grecs pour faire prévaloir leurs vues auprès de l’UE. Les spécialistes des affaires étrangères insistent sur le fait que le monde entier a désormais compris que la partie ne soutenant pas une résolution (du conflit chypriote) est l’administration chypriote-grecque.
Aux yeux de la presse internationale, le Premier ministre chypriote-grec Tassos Papadopoulos est aujourd’hui plus antipathique qu’avant le réferendum (sur le plan de paix onusien).
avec AFP
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