| Terrorisme kurde : le PKK annonce qu’il ne suivra pas l’exemple de l’IRA |
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4 août 2005
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(Tête de Turc, 02.08.05) - Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK pour "Partiya Karkeren Kurdistan"), organisation clandestine armée kurde considérée comme terroriste par l’Union Européenne, les Etats-Unis et la Turquie, a annoncé qu’il ne suivrait pas l’exemple de l’IRA, l’Armée Républicaine Irlandaise, qui vient d’annoncer son désarmement et la fin du recours à la violence armée.
L’agence de propagande du PKK, Mésopotamie (MHA), dont le siège se trouve en Allemagne et qui diffuse les communiqués du groupe armé, a publié une déclaration de Murat Karayilan, un haut responsable de l’organisation, allant dans ce sens.
Le PKK a multiplié ses attaques ces derniers mois dans le sud-est de la Turquie, après avoir mis fin en juin 2004 à sa trêve unilatérale décrétée en 1998 après l’arrestation de son chef, Abdullah Öcalan, par les services de sécurité turcs.
Le groupe est également responsable de plusieurs attentats visant les civils, y compris plusieurs attaques à la bombe dans des stations balnéaires le mois dernier, qui ont fait de nombreux morts, dont des touristes étrangers.
Le PKK a pris les armes pour instaurer un Etat kurde indépendant et marxiste dans le sud-est anatolien, il réclame maintenant l’amnistie pour ses militants et la libération de son leader détenu dans une prison en Turquie .
Ankara rejette les revendications et le chantage du PKK, mais a récemment élargi les droits culturels des Kurdes, malgré un manque d’intérêt des Kurdes eux-même.
Les attentats du PKK et les combats avec les forces de l’ordre ont fait quelque 37.000 morts depuis 1984.
Le PKK figure sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union Européenne.
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