| Arménie : Censure, harcèlement et racisme : dernières armes des faucons nationalistes du Caucase contre le peuple turc (Turquie) |
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3 décembre 2007
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INFO TÜRK - par Gérard ALAIN
Harcèlement et censure
En Suisse, le harcèlement du politicien turc Dogu Perinçek contre lequel deux enquêtes sont en cours car il a publiquement réfuté les thèses arméniennes de "génocide" a fait le bonheur des organisations nationalistes arméniennes d’Europe. Dans une interview au "SonntagsBlick", il a réitéré ses propos "négationnistes", déclarant que la définition de génocide ne s’appliquait pas au contentieux historique turco-arménien, estimant par ailleurs que la loi suisse interdisant à toute personne de s’opposer aux thèses de l’Etat Arménien devrait être abolie car elle est une entrave à la liberté d’expression. L’ambassadeur de Turquie à Berne a aussi émis des critiques à l’égard de la Suisse qui dans les faits jour le rôle de loi de censure.
Dogu Perinçek, le chef du Parti des travailleurs - parti de gauche en Turquie - a refuté les allégations arméniennes de génocide notamment à l’occasion, il y a une semaine, de la commémoration du Traité de Lausanne. Les nationalistes arméniens s’opposent farouchement à ce traité car il délimite les frontières de la Turquie moderne en 1923, frontières non reconnues par l’Arménie (non reconnaissance inscrite dans la Constitution de la République ex-soviétique d’Arménie).
Dans l’interview publiée dimanche 30 juillet 2005, il a réaffirmé que les événements de 1915 ne pouvaient pas être appelés un "génocide". Quant à la norme pénale suisse qui punit et censure notamment tout propos s’opposant aux thèses arméniennes, il connaissait son existence avant de s’exprimer. Il considère qu’il s’agit là d’une « loi d’inquisition du Moyen-Age » qu’il conviendrait de supprimer dans un pays moderne et souieux de la liberté d’expression. M. Perincek fait actuellement l’objet de poursuites pour "négationnisme" par le parquet suisse.
Pressions contre les Parlements et censure
En Uruguay, où vit une communauté arménienne fort influente et aucune communauté turque, l’ambassadeur de Turquie, Siakri Tafan, a tenu à venir s’exprimer devant les députés uruguayens pour y présenter l’autre version des faits (soutenue par de nombreux historiens spécialistes de l’Empire Ottoman et du monde musulman) sur le contentieux historique turco-arménien de 1915.
Il a rappelé qu’il ne fallait pas que les Etats prennent position avant qu’une Commission d’historien n’ait tranché la question et il la également rappelé le courrier adressé au président arménien par le premier ministre turc, proposant la création d’une telle commission.
La réaction des nationalistes arméniens ne s’est pas faite attendre. A l’appel du "Comité de Défense de la Cause Arménienne" d’Uruguay, quelques dizaines d’arméniens ont manifesté devant le parlement à Montevideo, contre la présence de l’ambassadeur de Turquie en Uruguay et Argentine.
C’est la première fois que les thèses non arméniennes ont l’opportunité d’être presentées devant un parlement, les pressions des lobbies arméniens pour faire censurer tout voix discordante ne laissant habituellement que peu de marge de manoeuvre aux contradicteurs des thèses révisionnistes de l’Arménie.
Xénophobie
Les organisations arméniennes avaient également apporté leur soutien, en Turquie, à Hrant Dink, directeur de publication de l’hebdomadaire biluingue turc-arménien Agos, lorsque celui-ci a été poursuivi pour propos racistes et incitation à la haine raciale. Son procès fait suite à la publication d’un article naïvement intitulé "Faire la connaissance de l’Arménie", publié le 13 février 2004 et dans lequel il déclarait qu’il fallait « vider un jour ce sang turc empoisonné et de remplir avec le sang neuf de l’Arménie qui après l’indépendance paraît comme l’avenir des Arméniens du monde entier ».
Aujourd’hui, les organisations de lobbying arménienne tentens d’ériger M. Dink en victime en occultant totalement ses propos xénophobes. La manipulation va jusqu’à désinformer Reporters Sans Frontières sur le cas Dink, et s’obtenir le soutien de RSF dans la défense d’un "journaliste" dont les propos sont dignes d’un Le Pen voire d’un Hitler. Si demain un journaliste français écrit qu’"il est venu le temps d’assainir le sang empoisonné coulant dans les veines des Arméniens", RSF et les associations arméniennes prendront-elles la défense de tels propos ? Leur logique telle qu’elle est actuellement voudrait que oui...
Le double jeu des organisations arméniennes va jusqu’à crier au loup et à la censure quand on ne leur permet pas d’exprimer leurs opinions turcophobes, mais par contre faire tout ce qui est en leur pouvoir pour faire taire (que ce soit par la force, la menace ou les voies plus diplomatiques), toute personne qui va à contre courant de leurs versions des événements. Ainsi, de nombreux historiens ont eu à essuyer menaces et attentats pour avoir démonté, documents et preuves à l’appui les thèses révisionnistes, fondements même du nationalisme arménien. L’occultation des victimes turques des événements de 1915, la responsabilité des groupes arméniens dans la mort de plusieurs centaines de milliers de civils anatoliens est devenue un état de fait.
Sur tous les continents, par tous les moyens y compris ceux de l’Etat, par toutes les formes de communication, l’Arménie se fait négatrice des victimes turques et de ses responsabilités dans la mort des civils anatoliens.
Propagande d’état et lobbying
Partout, ce sont des organisations à la solde d’un état négationniste (l’état arménien) qui font de l’ingérence dans la vie publique d’un état souverain, ailleurs ce sont des historiens ou des politiciens qui sont poursuivis pour délit d’opinion (Suisse, affaires Halacoglu et Perinçek), ailleurs on diffame des journaux de qualité tel TIME Europe pour avoir respecté la pluralité de l’information. Quand est-ce que le piétinnement des valeurs républicaines vont-elles cesser ? L’année dernière à peine, le Parti Socialiste français signait un communiqué commun avec la FRA-Dashnaksoutioun, un parti politique conservateur arménien. La première question à se poser est : Qu’est ce qu’un parti politique arménien fait il sur le sol français ? Ce parti ne devrait-il pas plutôt être en Arménie ?
Quid des Turcs, assassinés par l’ASALA ? N’ont ils pas droit à la reconnaissance ? Et sommes-nous en droit de nous demander pourquoi ceux qui ont assassiné ces Turcs sur le sol européen n’ont jamais été inquétés ? Comment est-il concevable dans un état de droit que certains, comme Ara Toranian, soient aujourd’hui à la tête d’associations prétendument représentatives des Arméniens de France ?
Combien de fois encore devra-t-on entendre que les femmes et les vieillards Azéris, chassés de leurs terres et de leurs foyers seraient en fait les bourreaux ? Oui, ils n’auraient jamais dû se trouver sur les terres et dans les maisons convoitées par l’Arménie. Combien faudra-t-il encore d’exemples pour que la Commission européenne et le Conseil européen se décident à condamner la série d’actions scandaleuses ménées par l’Arménie et ses satelites "associatifs" contre les peuples turcs ? Il serait temps que les Etats, les gouvernements, les partis politiques, la justice, les médias et l’opinion publique aillent désormais au-delà de la condamnation des actes individuels de barbarie pour enjoindre l’Arménie de stopper cette désinformation scandaleuse et lui intimer d’assumer enfin son passé, mais surtout son présent.
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