| Turquie : Erdogan conditionne une solution au ’problème kurde’ à la fin du terrorisme |
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17 août 2005
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(Tête de Turc, 16.08.05) - Dans une émission diffusée sur la chaîne Star Tv, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a conditionné un règlement démocratique du "problème kurde" à la fin des attentats et des actions armées du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste). "Tous les problèmes de la Turquie seront réglés avec la démocratisation, sur laquelle nous ne ferons pas machine arrière. Mais pour cela, il faut que les armes se taisent. Tant qu’elles ne se tairont pas, les opérations [de l’armée turque] se poursuivront. Je ressens une grande tristesse parce que nos soldats tombent en martyrs. Et il est tout à fait naturel que les opérations se poursuivent tant que nos soldats seront tués. Ces opérations sont menées dans des zones d’insécurité, et il est normal qu’elles aient lieu" a-t-il déclaré.
Erdogan a en outre estimé que la recrudescence, depuis 6 mois, des actions terroristes du PKK était un "processus" visant à "affaiblir d’abord le gouvernement, puis ensuite l’Etat" turcs. "Le PKK connaît des problèmes internes. En menant ces attaques, il espère assurer son unité et sa cohésion interne".
Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par l’Union Européenne, la Turquie et les Etats-Unis.
Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement travaillait sur la possibilité d’autoriser la création de chaînes de télévision privées qui diffuseraient des programmes dans des langues et dialectes locaux, comme le kurmanji (dialecte majoritaire kurde).
Erdogan est confronté à une levée de bouclier des partis de l’opposition et des courants nationalistes et conservateurs au sein de sa propre formation politique, le Parti de la Justice et du Développement (AKP), qui lui reprochent de faire le jeu des séparatistes kurdes en réduisant à un problème ethnique les difficultés socio-économiques du sud-est anatolien. Sur ce point, il a répliqué aux critiques du principal mouvement d’opposition, le Parti Républicain du Peuple (CHP, social-démocrate), l’accusant de "faire de la politique sur le sang des martyrs".
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