| Turquie : des ONG exigent que le PKK renonce sans condition aux armes |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
3 décembre 2007
|
(Tête de Turc, 22.08.05) - Plusieurs organisations de la société civile, originaires pour la plupart du Sud-Est Anatolien, ont multiplié les appels ces derniers jours pour que le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) renonce, sans condition, au terrorisme.
La récente décision du PKK de suspendre pour un mois les attentats et les actions armées a été jugée insuffisante par ces organisations.
"Nous ne trouvons pas juste la décision du PKK. Nous croyons que les problèmes ne se règlent plus par les armes mais de manière pacifique. Le PKK doit renoncer aux armes sans condition ni limitation dans le temps" a déclaré Kutbettin Arzu, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Diyarbakir.
"Il ne faut pas renoncer aux armes pour un mois mais pour un long terme. Ca [le cessez-le-feu du PKK] reste néanmoins un pas important" a estimé pour sa part Şeyhmus Akbaş, président de l’Association des Hommes d’Affaires et Industriels de Diyarbakir.
Şahismail Bedirhanoğlu, président de l’Association des Hommes d’Affaires et Industriels du Sud-Est Anatolien, a souligné que "l’investisseur a besoin d’une stabilité pour le long terme" et qu’"une stabilité provisoire ne suffit pas".
"Le temps où l’on réglait les problèmes avec la violence armée est passée depuis longtemps. Le PKK doit renoncer à la violence armée" a affirmé quant à lui Sezgin Tanrıkulu, le bâtonnier du Barreau de Diyarbakir.
Le PKK est considéré comme une organisation terroriste par l’Union Européenne, la Turquie et les Etats-Unis.
|