| Turquie - Arménie : des étudiants turcs et arméniens se rencontrent à Antakya |
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3 décembre 2007
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(Tête de Turc, 23.08.05) - Du 9 au 17 août 2005, 24 étudiants (en université) turcs et arméniens ont été réunis à Antakya (sud anatolien) dans le cadre d’une école d’été organisée par les sections turque et arménienne de l’Association Helsinki des Citoyens (liées au réseau international "Helsinki Citizens’ Assembly").
Durant une dizaine de jours, ces étudiants ont vécu ensemble une expérience inédite qui avait pour ambition de briser les préjugés et favoriser une meilleure compréhension mutuelle entre Turcs et Arméniens.
Pour les étudiants arméniens, qui rencontraient des Turcs pour la première fois, la Turquie était un pays "ennemi" où vivaient "des individus ayant juré l’éradication de leur race". Quant aux jeunes turcs, ils avaient de l’Arménie l’image d’un pays hostile oeuvrant en permanence contre la Turquie sur la scène internationale.
Un sondage récent réalisée en partenariat par le Centre arménien de Recherche Marketing (Hasa) et la Fondation turque pour les Etudes Sociales et Economiques (Tesev) avait révélé l’ampleur des préjugés et montré la perception négative qu’ont réciproquement Turcs et Arméniens.
Le groupe d’étudiants, composé à part égale de filles et de garçons, s’est rendu à Adana en avion, puis à Antakya en car, le voyage ayant été l’occasion de fondre la glace et de se découvrir dans une ambiance bon enfant.
A Antakya, les étudiants ont suivi des cours divers et constitué des groupes de travail au sein de l’école d’été ; travaillant notamment à la présentation de danses folkloriques, l’élaboration d’un dictionnaire pratique de poche, et la rédaction d’un journal intitulé "Gamats Gamats / Yavaş Yavaş" (Petit à petit).
De véritables amitiés ont été nouées durant ces quelques jours. La séparation donna lieu à des scènes émouvantes d’embrassades, de larmes, d’échanges de coordonnées et de promesses de retrouvailles. Des étudiants arméniens ont même mis à profit leur séjour en Turquie pour déposer des dossiers d’inscription à des universités turques dans l’espoir d’y parfaire leur formation.
Selon l’un des enseignants ayant participé à l’école d’été, il était "formidable de voir s’unir ces jeunes, dont la plupart ont été élevés avec une image négative des Turcs".
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