| Gerhard Schröder : l’UE doit tenir ses engagements vis-à-vis de la Turquie |
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29 août 2005
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(Tête de Turc, 27.08.05) - Ertugrul Özkök, éditorialiste du quotidien turc Hürriyet, rapporte dans sa chronique d’aujourd’hui les propos tenus par le chancelier allemand Gerhard Schröder lors d’une rencontre avec des journalistes turcs à l’hôtel Adlon de Berlin.
"Ces derniers temps, il y a des débats tendus à propos de la Turquie. Jusqu’au 17 décembre, mon gouvernement a fait tout ce qui lui incombait. Quant à la Turquie, elle a tenu tous ses engagements. Puisque la Turquie a respecté sa parole, il faut maintenant que nous tenions la nôtre. Evidemment, les négociations vont durer longtemps. Evidemment, la Turquie comme l’Union Européenne pourront interrompre le processus. C’est pourquoi aucune des deux parties ne doit avoir peur. Des développements inattendus peuvent survenir. Mais il est impératif que les décisions soient prises avec l’accord des deux parties" a déclaré le chancelier allemand.
"Les négociations débuteront le 3 octobre" a affirmé de manière catégorique Gerhard Schröder. "Laissez-moi vous dire pourquoi j’en suis si sûr. Premièrement, il y a l’apport économique de la Turquie à l’UE. Mais ce n’est pas le facteur déterminant. (...) Quand vous regardez une carte du monde, on voit clairement pourquoi l’adhésion de la Turquie à l’UE est importante pour nous. Que la Turquie, en tant que pays musulman, défende les valeurs de l’Europe est pour nous fondamental. L’entrée de la Turquie dans l’UE est mutuellement profitable. Si nous réussissons à intégrer la Turquie dans l’Union, ce sera un événement considérable" a-t-il précisé.
Interrogé sur la récente prise de position du Premier ministre français qui a conditionné l’ouverture des négociations avec la Turquie à la reconnaissance, par celle-ci, de l’administration chypriote grecque, le chancelier allemand a rappelé que la Turquie n’était pas responsable du blocage sur l’île. "Il y a un problème chypriote. Mais ce n’est pas la Turquie qui a empêché son règlement. Ce sont ceux qui se sentent proches de la Grèce qui ont fait obstacle" a-t-il dit.
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