| Turquie-Arménie : un projet ferroviaire turco-azéri suscite un vent de panique à Erevan |
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3 décembre 2007
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(Tête de Turc) - Le ministre arménien des Affaires étrangères, Vartan Oskanian, a affirmé mardi 30 août l’opposition de son pays à la construction d’une ligne de chemin de fer reliant la Turquie à l’Azerbaïdjan en passant par la Géorgie.
Selon le ministre, "la Géorgie et l’Azerbaïdjan n’ont moralement aucun droit" d’investir dans la construction d’une voie ferrée qui contourne l’Arménie, alors qu’existe la ligne Kars-Gumri, qui a cessé de fonctionner en raison de l’invasion du territoire azéri par les troupes arméniennes (qui occupent toujours illégalement 20% du territoire national de l’Azerbaïdjan depuis 1994) et de la riposte turque qui a conduit Ankara à fermer sa frontière avec l’Arménie.
Il y a quelques jours, le chef de la diplomatie géorgienne avait lancé un avertissement à l’Arménie, en affirmant que Tbilissi ne permettrait à aucun Etat étranger de s’opposer à la construction de la ligne ferroviaire Kars-Akhalkalak-Tbilissi-Bakou, un projet d’enjeu stratégique pour tous les pays concernés.
En fin de semaine dernière, le ministre arménien des Transports, Andranik Manoukian, avait pour sa part estimé que la construction de cette ligne est un moyen pour la Turquie d’exercer une "pression politique" sur l’Arménie. "Coûteux et long à réaliser", ce projet vise à assurer "l’isolement de l’Arménie sur la scène régionale", avait déclaré le ministre.
Début septembre, les ministres des Transports de Turquie, de Géorgie et d’Azerbaïdjan se réuniront à Ankara pour discuter de la faisabilité de la ligne ferroviaire Kars-Akhalkalak-Tbilissi-Bakou. Selon des estimations préliminaires, la construction des 98 km entre Kars et Akhalkalak, ainsi que la modernisation du tronçon Akhalkalak-Tbilissi, coûteraient entre 400 et 500 millions de dollars.
Erevan a mobilisé ses groupes de pression dans le monde, et notamment aux Etats-Unis, pour tenter d’empêcher la réalisation de ce projet. A Washington, des membres du lobby arménien au Congrès américain ont ainsi envoyé la semaine dernière un courrier à la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, lui demandant de ne pas soutenir la construction de cet ouvrage, et l’invitant même à étudier l’opportunité de faire passer la ligne ferroviaire par la ville de Gumri... en Arménie.
A lire sur le web :
Feu vert d’Ankara pour un axe ferroviaire Turquie-Asie centrale, sans l’Arménie
Forum de cet article:
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> Turquie-Arménie : un projet ferroviaire turco-azéri suscite un vent de panique à Erevan
16 mai 2007
super on va pouvoir voir l’azerbeycan alors c’est la bonne nouvelle de l’année ça
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