| UE : la Turquie ne cédera pas au chantage sur le dossier chypriote |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
4 septembre 2005
|
(Tête de Turc) - Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül a déclaré à la presse que la Turquie attendait de l’Union Européenne un comportement honnête et loyal à propos de l’ouverture des négociations d’adhésion entre Ankara et Bruxelles le 3 octobre prochain.
"La Turquie a tenu ses engagements et rempli les conditions qui ont été mises par écrit le 17 décembre dernier par les 25 membres de l’Union Européenne pour l’ouverture des négociations d’adhésion. La Turquie se comporte honnêtement et attend un comportement tout aussi honnête de la part de ses interlocuteurs. Si le comportement honnête de la Turquie est exploité sur plusieurs questions, nous ne l’accepterons pas", a dit Abdullah Gül, depuis l’aéroport Esenboga d’Ankara, avant son départ pour le Pays de Galles où il doit assister à une réunion informelle de ses homologues européens
A mots couverts, il a accusé certains pays membres de l’UE, tels que la France et l’Autriche, de susciter une polémique sur le dossier chypriote à des fins de politique intérieure et pour bloquer les négociations.
A propos de Chypre, le ministre turc a laissé entendre que la Turquie ne cèderait pas au chantage. Il a ainsi rappelé que les ports et les aéroports turcs resteraient fermés aux navires et aux avions chypriotes grecs tant qu’une solution n’aura pas été trouvée à la division de l’île.
"Ports et aéroports appartiennent au secteur des services ; leur (ouverture) n’est attendue que pour les membres à part entière de l’UE. C’est différent en ce qui concerne ceux qui négocient (leur adhésion)", a souligné Gül.
|