| L’UE ouvre les négociations d’adhésion avec la Turquie |
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4 octobre 2005
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(Info Türk) L’Union Européenne (UE) a officiellement ouvert lundi soir les négociations d’adhésion avec la Turquie.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, est arrivé à Luxembourg tard dans la nuit de lundi à mardi pour une brève cérémonie marquant l’ouverture des négociations d’adhésion, 42 ans après la signature à Ankara d’un accord d’association entre la Turquie et la CEE.
"Nous sommes parvenus aujourd’hui à un moment historique. Ce n’est pas seulement la Turquie qui sera gagnante, mais aussi l’Union Européenne", a déclaré le chef de la diplomatie turque à l’issue de la cérémonie, lors d’une conférence de presse, entouré de son homologue britannique, Jack Straw, et du commissaire européen en charge de l’élargissement, Olli Rehn.
"Nous venons de faire l’histoire", a déclaré pour sa part Jack Straw, dont le pays assure la présidence tournante de l’UE. L’avenir est "une UE fondée sur des valeurs, et pas seulement sur l’histoire. La Turquie a toujours été un pays européen", a-t-il ajouté, rappelant que ce pays a été membre fondateur du Conseil de l’Europe, qu’il est membre de l’Otan, et qu’il a contribué durant 50 ans à défendre l’Europe de l’Ouest face à la menace soviétique.
Les Vingt-Cinq sont parvenus plus tôt lundi à un accord au forceps sur l’ouverture de négociations avec la Turquie, l’Autriche ayant renoncé à ses objections à la dernière minute. Et après quelques heures d’incertitude, Ankara a finalement approuvé la position arrêtée par l’UE, ouvrant la voie à l’ouverture des pourparlers.
Voici les termes du cadre des discussions d’adhésion de la Turquie avec l’Union Européenne :
Les négociations seront basées sur "les mérites propres de la Turquie et le rythme dépendra des progrès de la Turquie" vers le respect de tous les critères des pays membres.
L’UE décidera de la conclusion des négociations, et de la date de cette conclusion.
L’"objectif partagé" est l’adhésion de la Turquie à l’UE mais les négociations "forment un processus ouvert, dont le résultat ne peut être garanti au préalable."
Si la Turquie ne peut rejoindre l’Union, l’UE doit s’assurer que celle-ci "soit complètement rattachée aux structures européennes par le lien le plus fort possible."
La "cohésion et l’efficacité" de l’UE doit être sauvegardée. Sa "capacité à absorber la Turquie, tout en maintenant l’élan de l’intégration européenne, est une considération importante" pour l’UE et la Turquie.
L’UE attend de la Turquie "le soutien du processus de réforme", la garantie des droits de l’homme et des droits fondamentaux, la mise en place d’une "politique de tolérance zéro dans le combat contre la torture et les mauvais traitements", et l’application de lois garantissant "la liberté d’expression, la liberté de culte, les droits des femmes (...) et des minorités."
S’il existe "une faille sérieuse et persistante (...) dans les principes de la liberté, de la démocratie, du respect des droits de l’homme, des libertés fondamentales et de l’état de droit", l’UE pourra mettre un terme aux négociations.
La Turquie doit "aligner progressivement" sa politique étrangère avec celle de l’UE et des pays-membres.
Elle doit également aligner ses positions dans les organisations internationales avec celle du gouvernement de l’UE.
En parallèle avec les discussions d’adhésion, l’UE mettra en place un dialogue "intensif" avec la Turquie afin d’améliorer "la compréhension mutuelle (...) et dans l’objectif de garantir le soutien des citoyens européens au processus d’adhésion."
Avec AP et Tête de Turc
Forum de cet article:
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> L’UE ouvre les négociations d’adhésion avec la Turquie
4 octobre 2005, par Attila
C’est évident, l’Europe n’a pour l’instant pas le choix et je pense qu’elle ne pourra faire autrement....
Maintenant reste à éduquer quelques Türko-sceptiques....
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