| L’armée turque refuse d’abandonner son peuple |
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9 décembre 2005
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(Info Türk) L’armée turque a critiqué jeudi une proposition d’un député du parti au pouvoir, qui suggérait de supprimer les bâtiments militaires du centre-ville et les factions devant le Parlement.
L’état major turc dans un communiqué a déclaré que "de telles initiatives, perçues comme des tentatives d’éloigner l’armée d’abord des yeux, puis du coeur du peuple turc (...) sont perçues avec inquiétude et étonnement et sont considérées comme des divagations isolées".
L’armée répondait à un article du député Resul Tosun, du Parti de la justice et du développement (AKP), publié mercredi par le quotidien progouvernemental Yeni Safak.
"J’ai visité les capitales de presque tous les pays de l’UE. Je n’ai vu dans aucune d’elles autant de couleur militaire qu’à Ankara. (Cela) démontre le poids des militaires sur la politique", a écrit M. Tosun.
La grande majorité de la population turque considère l’armée comme l’institution la plus fiable et de confiance du pays. Il n’est pas rare qu’à un vote de confiande du peuple où l’Assemblée n’obtient que quelque 30% de vote l’armée en obtienne plus de 60%.
De nombreux spécialstes de la géopolitique considèrent en celà l’armée turque différente des armée européenne en celà qu’elle est la seule à être tournée vers la population et prend en charge de nombreux services dans les régions où les moyens civils n’ont pas les moyens d’instaurer un certain nombre de service. Dans le sud-est anatolien où le terrorisme kurde a rendu l’implantation de toute infrastructure civile impossible pour des raisons de securité, l’armée fournit à la population, dans la mesure du possible, les soins et l’aide dont elle a besoin.
A maintes reprises, le PKK (mouvement nationaliste kurde, séparatiste) a tenté d’ébranler la confiance de la population dans la région, organisant des expeditions punitives dans les villages en faisant porter à ses militants des uniformes militaires pillés sur les corps des soldats tués au combat, mais la majorité de la population locale affirme "ne pas se laisser prendre à ce jeu".
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