| Turquie : un député défend l’Algérie |
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24 mai 2006
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Un député turc a proposé une loi interdisant la négation du génocide perpétré par la France en Algérie durant la colonisation.
Mahmut Kocak, du Parti de la justice et du développement (AKP) au pouvoir, suggère de faire du 8 mai la journée de commémoration du « génocide commis contre les Algériens ». Le texte qu’il a déposé prévoit une peine d’emprisonnement et une amende pouvant atteindre les 100.000 lires turques (52.000 euros) pour quiconque affirmerait que la France n’a pas commis de génocide en Algérie.
Alors qu’Ankara, après avoir refusé d’examiner la question, estime désormais qu’il revient aux historiens et non aux parlements de décider si un génocide a été commis, quelques pays à forte communauté arménienne, dont la France, ont officiellement déclaré que les Arméniens avaient été « victimes de génocide en Turquie en 1915 », ce malgré l’opposition générale des historiens spécialistes de l’époque et de la région.
L’examen à Paris de la proposition de loi controversée interdisant le négationisme, qui s’appuie sur la loi du 29 janvier 2001 reconnaissant le "génocide arménien", a été suspendu jeudi, et le vote a été reporté à une date indéterminée, au soulagement du gouvernement et de la présidence.
Le 17 avril dernier, le président algérien Abdelaziz Bouteflika avait fustigé la colonisation française de l’Algérie, de 1830 à 1962, la qualifiant de "génocide de notre identité, de notre histoire, de notre langue, de nos traditions". Le ministre français des Affaires étrangère Philippe Douste-Blazy a mis en garde contre le risque de "galvauder" le terme de génocide et a essayé d’apaiser les tensions en se rendant en Algérie début avril.
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