| Valence : Procès des jeunes français d’origine turque, poursuivis par des nationalistes arméniennes |
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10 novembre 2006
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Au procès des quatre jeunes français d’origine turques, les avocats nationalistes arméniens ont tenté de transformer le procès en vitrine pour la propagande turcophobe arménienne.
Procès des jeunes d’origine turque accusés de "l’attaque" d’un stand arménien à Valence : verdict le 15 décembre
vendredi 10 novembre 2006, Salim Özdemir - Lyon
Ce matin -vendredi 10 novembre- le Tribunal correctionnel de Valence jugeait l’affaire des jeunes d’origine turque qui avaient empêché la tenue d’un stand anti-turc par sept arméniens le 27 novembre 2004 organisé par les membres du Conseil de Coordination des Organisations arméniennes de Drôme-Ardèche, place de la Mairie de Valence. Trois jeunes Français d’origine turque comparaissaient à la barre, accusés de violence sur la voie publique et coups et blessures portées sur des personnes. Après la présentation des faits par le Président du Tribunal, les trois accusés qui ont reconnu être les auteurs de l’agression ont mis en avant le caractère « provocateur, haineux et Turcophobe » des tracs distribués au stand. L’un d’eux, M. Ylmaz a dit « on ne peut pas comparer Talaat à Hitler » Me Gérard Tcholakian (du barreau de Paris) et Me Philippe Tatiguian (barreau de Valence) ont tour à tour présenté les dossiers de la partie civile. « Monsieur Yilmaz, pouvez-vous nous dire qui était Talaat ? » interrogea Me Tcholakian à l’adresse du jeune Turc. « Je ne peux pas le dire ici, on ne fait pas de l’Histoire » répliquait aussitôt l’accusé. Dans la salle, une dizaine de Turcs applaudissaient. Aussitôt ils furent invités par la police à évacuer les lieux pour la sérénité de l’audience. Le président du Tribunal faisait remarquer à Me Tcholakian que le dossier présenté n’était pas de juger l’Histoire.
Les plaidoiries des avocats de l’AFAJA Me Tcholakian et Tavitian s’est transformé en véritable militant arménien.Néanmoins regrettant que les deux années entre les faits et l’audience n’aient pas été l’occasion de « réaliser un travail de réflexion » pour ces jeunes d’origine turque, il demanda des peines de quatre à six mois de prison dont une partie avec sursis. L’avocat des accusés a quant a lui , écarté du dossier d’accusation, l’Histoire. Parlant « d’exagération médiatique », de « récupération » de l’affaire de la part de certains membres de la communauté arménienne, il a minimisé les actes des accusés en demandant la peine minimale. Mis en délibéré, le verdict sera prononcé le 15 décembre
Valence : Etaients présents 4 des plaignants de la Partie civile (sept au total ainsi que le CCAF Drôme Ardêche). seulement une cinquantaine de sympathisants arméniens malgré les appels émis sur les sites pro-arménien.
3 accusés d’origine turque, soutenus par 150 à 200 personnes.
Sous les pressions des groupes nationalistes arméniens, le Procureur a requis une peine relativement lourde compte tenu des circonstances : 4 à 6 mois avec sursis.
Le jugement est mis en délibéré au 15 décembre.
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