| La vraie-fausse question arménienne (turquie / arménie / union européenne) |
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22 février 2007
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Pour le quotidien conservateur ABC, les députés français n’ont que faire du génocide arménien. Leur but véritable serait d’éloigner un peu plus la Turquie de l’Europe.
Le projet de loi qui vient d’être adopté en France est une décision inadaptée à propos d’un problème qui est loin d’être prioritaire pour la société française. S’il s’agissait d’un sujet plus futile, il suffirait de rappeler, pour expliquer cette initiative socialiste, que la France est en pleine période électorale et qu’elle compte plus d’électeurs d’origine arménienne que turque. Toutefois, il serait naïf d’ignorer que ce débat en masque un autre. Il existe en effet un courant d’opinion de plus en plus vigoureux qui traverse toutes les sociétés européennes, en particulier la France, et qui se demande toujours plus ouvertement si un pays musulman comme la Turquie a sa place au sein de l’Union européenne (UE).
Les députés français ont pris leur décision à un moment de grave tension entre la Turquie et l’UE. Cette tension n’a pas été suscitée par la question arménienne et coïncide avec l’attribution du prix Nobel de littérature à Orhan Pamuk, l’homme qui, l’un des premiers, s’est élevé contre le refus turc de reconnaître le massacre de centaines de milliers d’Arméniens en 1915. La réaction orgueilleuse des Turcs n’a rien d’étonnante, car ils sont eux aussi soumis à leur propre effervescence électorale : aux yeux de l’opinion publique turque, que la France sanctionne ceux qui nient un épisode jugé honteux tandis que la Suède accorde un prix à un écrivain qui a osé en parler constitue un double camouflet.
Il va très certainement en résulter une période de glaciation dans les relations entre l’Europe et la Turquie, ce qui devrait en réjouir plus d’un, tant en France que dans d’autres pays. Certains auront beau jeu de dire que c’est la Turquie qui s’éloigne de l’UE et non l’Europe qui lui ferme ses portes. Si tel était l’objectif, la France aurait sans doute pu s’y prendre autrement. Il est vrai qu’un débat sur les limites géographiques de l’Union manque à l’Europe. Il est vrai aussi que, s’agissant de l’adhésion de la Turquie, les dirigeants européens ont brûlé les étapes, guidés exclusivement par une sorte de “pragmatisme éclairé” et faisant peu de cas de la sensibilité de leurs citoyens.
Cela étant, la décision des députés français braque les projecteurs sur certaines interprétations intéressées d’un épisode qui a bel et bien existé, mais sur lequel le législateur n’a pas à se substituer à l’historien. Ceux qui veulent mélanger histoire et politique - ou, pis encore, mêler histoire et querelles électorales - ne rendent service à personne. Certes, les Allemands se sont interdit tout révisionnisme historique, en gage de leur repentir, et aussi pour se jurer qu’ils ne retomberaient jamais dans le même enfer. Espérons qu’un jour les Turcs parviendront, sans interférences étrangères, à affronter ouvertement leur passé. Ce serait un signal fort en direction de l’Europe. Mais, pour cela, la loi française ne sert à rien.
ABC
Forum de cet article:
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> La vraie-fausse question arménienne (turquie / arménie / union européenne)
6 mars 2007, par Yusuf
sizin calismalariniza hayranim, hersey icin tesekür ederim.Bir gün gerceye mütlaka ogrenirler.
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> La vraie-fausse question arménienne (turquie / arménie / union européenne)
23 septembre 2007, par MILLET
Bonjour,
Je trouve que vous avez touché une pointe très importante sur la question d’Europeen. Je pense que la France et les autres pays Europeens ne veulent pas de la Turquie alors, ils trouvent des excuses avec des questions Arméniens. Pour moi, l’Europe constitue des menteurs et des manipulateurs de la histoire pour leurs intérêts personnelles. J’espère de tout coeur qu’un jour,
leur propre mensonge se retourne contre eux. Les Arméniens qui ont trahi l’empire ottaman pourra un jour trahir l’Europe aussi. Je souhaite voir ce jour avec une impatience.
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