| Le catholicisme « pas imposé » indigne en Colombie |
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15 mai 2007
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Mardi 5 mai 2007 - 20Minutes.fr
Le pape Benoît XVI, arrivé mercredi à Sao Paulo, canonise vendredi matin le premier saint brésilien lors d’une messe en plein air puis rencontre les évêques du pays dans la cathédrale de la ville avant de gagner le sanctuaire marial d’Aparecida pour la suite de son voyage.
Un pape et une polémique. L’Organisation nationale indigène de Colombie (ONIC) a exprimé lundi l’émoi des Indiens d’Amérique après les propos du pape Benoît XVI selon lequel le catholicisme n’avait pas été imposé sur le nouveau continent. « L’annonce de Jésus et de son Evangile n’a comporté à aucun moment une aliénation des cultures précolombiennes », avait estimé le souverain pontife devant les évêques latino-américains à Aparecida, affirmant que « le Christ était le sauveur que les populations indigènes désiraient silencieusement ».
Une position qui tranche par rapport à celle de Jean-Paul II qui s’était excusé auprès des peuples indigènes pour la participation des chrétiens dans la conquête de l’Amérique.
« C’est vouloir occulter l’histoire »
« Nier que l’imposition de la religion catholique a été utilisé comme un mécanisme de domination sur les peuples indigènes, c’est vouloir occulter l’histoire, a réagi Luis Evelis Andrade, directeur de l’ONIC. En tant que peuples indigènes, si nous sommes bien croyants, nous ne pouvons accepter que l’Eglise nie sa responsabilité dans l’anéantissement de notre identité et notre culture ».
Pour le directeur de l’ONIC, « on ne peut nier tout ce qui s’est produit en raison de l’arrivée des Européens en Amérique il y a 500 ans ». « L’institution catholique a interdit, jusqu’à récemment encore, les expressions culturelles aborigènes comme notre langue et notre médecine », a-t-il indiqué, estimant que l’Eglise avait, à cette époque, « violé la dignité des peuples indigènes ».
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