| Suisse : les POILTICIENS ont prouvé que c’est un génocide... |
...les historiens feraient donc mieux de se taire !
Pour la justice du canton de Vaud le génocide des Arméniens serait « un fait prouvé »... pas par les historiens, mais par les politiciens !
Selon la presse nationalistes arménienne de France, cette affirmation se trouverait dans l’argumentation écrite du jugement pénal contre le turc Dogu Perinçek pour délit d’opinion.
Après avoir réfuté que les événements de 1915 constituent un "génocide", Perinçek avait été poursuivi par les organisations nationalistes arméniennes de Suisse et condamné en première instance pour délit d’opinion. Ce jugement était confirmé par la justice du canton en juin. Le recours de l’homme politique turc est non argumentée lit-on dans le jugement publié mardi 17 juillet 2007.
Pour la justice le génocide de 1915 à 1917 est "un fait prouvé" puisque voté par le parlement.
La justiec suisse considère donc que la première instance n’était donc pas tenue de s’encombrer de recherches historiques. Elle prétend également que la liberté de manifestation d’une opinion n’est pas en danger ; affirmation en totale contradiction avec le verdict puisque M. Perinçek a été condamné à verser de l’argent aux organisations de lobbying arménienne du fait des opinions qu’il a exprimé.
La "norme pénale contre le racisme", une formulation bien confortable quand il s’agit d’y insérer des mesures liberticides, n’interdit ni la recherche historique ni un débat politique sérieux ; mais rend pourtant passible de poursuite et de condamnation toute personne qui affirmerait le contraire de ce qui est inscrit dans l’Histoire Officielle suisses, écrite sous la pression et le lobying acharné des officines arméniennes basées en Suisse.
Afin de condamner Perinçek la justice suisse s’est retranché derrière une supposée motivation "raciste" de celui-ci en affirmant que la qualification de "génocide pour les événements de 1915 était un mensonge international".
Les événements de 1914-1922
Des affrontements inter-ethniques et des déplacements forcés de populations en Anatolie orientale, entre 1914 et 1922, ont fait plusieurs centaines de milliers de morts parmis les Turcs et les Arméniens. L’Empire ottoman était alors engagé dans la Première Guerre Mondiale aux côtés de l’Allemagne et de l’Empire Austro-Hongrois. Dès 1914, des Arméniens ottomans ont massivement pris le parti des Russes, contre les Turcs, se livrant à des massacres de masse et à des pillages dans l’est de l’Anatolie. A la suite de ces événements, le gouvernement ottoman décida d’éloigner une partie de la population arménienne des zones de front et à risque. Ce transfert se solda par un lourd bilan humain.
La Turquie et de nombreux historiens rejettent catégoriquement la thèse controversée d’un "génocide" que le gouvernement ottoman aurait perpétré contre la population arménienne de l’Empire. Cette thèse, défendue par la diaspora arménienne, est aujourd’hui instrumentalisée afin d’exercer des pressions politiques sur la Turquie, notamment pour entraver la perspective de son adhésion à l’Union Européenne.
Pour rappel, voici ce qu’affirme de manière catégorique l’ouvrage de référence de la Turcologie française, "Histoire de l’Empire Ottoman" (sous la direction de Robert Mantran, édition Fayard) :
"Il importe cependant de souligner que les communautés arméniennes ne sont pas les seules à avoir été laminées par le fléau de la guerre. Au printemps de 1915, l’armée tsariste s’est avancée dans la région du lac de Van, entraînant dans son sillage des bataillons de volontaires constitués d’Arméniens du Caucase et de Turquie. (...) Les statistiques de l’après-guerre font apparaître, pour chacune des provinces soumises à l’occupation russe et aux actes de vengeance des milices arméniennes, un important déficit démographique -totalisant plusieurs centaines de milliers d’âmes- dû pour une bonne part aux massacres perpétrés par l’ennemi" ("Histoire de l’Empire Ottoman" page 625).
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