| Les "connaisseurs" des Turcs et de la Turquie en France, qui refusent catégoriquement l’adhésion d’ "un tel pays" à l’Union Européenne |
Depuis que la Turquie, sortie de la léthargie économique, escompte retrouver sa place dans le monde (et a largement entamé le processus d’adhésion à l’Union Européenne), une virulente campagne de calomnies et de haine moyenageuse d’une invraisemblable véhémence vipérine et nauséabonde , à repris en France tel un remugle du répugnant cloaque des campagnes antisémites et racistes des 19ème et 20ème siècles, toujours actif.
Qui sont donc ces farouches ennemis des turcs en France, qui prétendent les connaître, entendent éduquer les indécis et rameuter les foules contre leur venue, présentée d’une manière cataclysmique comme le déferlement d’une horde de Huns dévastant tout sur son passage :
On peut les partager en deux groupes distincts, fondamentalement opposés, qui se retrouvent pour la circonstance alliés dans leur haine extrémiste anti-turque. - Les cellules activistes nationalistes arméniennes, disséminées en France, au Liban, aux Etats Unis, se partageant en divers mouvements prenant successivement la première place auprès de la diaspora arménienne et de la population de l’Arménie par des actions spectaculaires parfois sanglantes contre des diplomates fonctionnaires subalternes turcs anonymes.
- Les hyper-nationalistes français, profitant de la peur engendrée dans la population par la lente et inexorable désindustrialisation économique, son délaissement au profit de pays plus compétitifs (dont la Turquie), pour faire ressurgir le vieux message simpliste d’extrême droite trouvant toujours son public chez les laissés pour compte : « quand ça va mal, les français d’abord, les étrangers dehors ».
I - Les représentations en France de mouvements nationalistes arméniens, anciens communistes redevenus socialistes, et ennemis irréductibles des turcs par principe de base :
Leurs parents et grands-parents ont subi en France le sort réservé à tout étranger pauvre en provenance du bassin méditerranéen, d’Europe centrale et des Balkans : italiens, turcs, roumains, juifs, arabes, noirs et autres « métèques », ils ont été considérés selon les théories racialistes de l’époque comme inférieurs, inassimilables, étrangers indésirables, ont connu brimades, lazzis, injures raciales et travaux les plus rebutants jusqu’après la seconde guerre mondiale.
Une fois intégrés , les descendants des Carbonari italiens du 19ème sièce n’ont pas imaginé reprendre en France les combats de leurs aïeux en Italie, certains descendant d’Arméniens, si.
Depuis les annés 70, des fils, et petits-fils, immigrés de la troisième génération d’arméniens, entendent reprendre les combats ancestraux contre les Turcs. Ayant accédé en France à des postes influents, ils ont cédé aux sirènes de ceux qui ont décidé de réactiver le vieux mouvement nationaliste arménien du XIXe siècle dirigé dès l’origine contre la Turquie : le Haïtadisme.
Selon Gaïdz Minassian auteur d’un ouvrage intitulé « Guerre et terrorisme arménien » en 2004 (PUF), les faits marquants de ce mouvement ont été des actions violentes, et la création de la FRA (Fédération révolutionnaire arménienne) mouvement nationaliste exacerbé mais non revendiqué sous couvert d’être le Parti Socialiste Arménien. Ce mouvement arménien a donné une nouvelle impulsion à l’action directe, qui a eu un impact dans la diaspora arménienne par la violence de ses actions.
Aux 19ème siècle, on liquidait des petits fonctionnaires turcs, des « mouchards » arméniens, et bien qu’au congrès de 1907, à Vienne, à propos du débat sur l’introduction du socialisme dans le programme de la FRA, il fut rappelé « …..Le problème n’est pas le peuple turc, mais ses dirigeants dont les Turcs se plaignent eux-mêmes ». (Cf :Matériaux pour l’histoire de la FRA tome 4), ces vœux pieux n’ont pas été suivi d’effet et aujourd’hui c’est bien le peuple turc dans son ensemble qui est visé par les campagnes de calomnies qui ont suivi la période des attentats aveugles des années 75/80, où de simples individus ont été assassinés uniquement parce qu’ils étaient turcs.
Il est bon que les français connaissent les tenants et aboutissants réels de ces organismes et puissent ainsi décider en connaissance de cause s’ils doivent les suivre et les servir aveuglément.
- reconnaissance implicite sans enquête historique, sans examen d’archives, sans passer par un tribunal compétent d’un caractère génocidaire des massacres de 1915 : c’est un fait qui ne doit pas être examiné et doit être considéré tel quel, faute d’être instantanément stigmatisé comme "négationniste" : or, exercer des pressions par menace voilée est un des "moyens de communication" du "Milieu".
- restitution de tous les biens arméniens dans l’empire ottoman, selon le même principe,
- constitution d’une Grande Arménie en Anatolie orientale, considérée comme la patrie d’origine des arméniens, indûment occupées depuis l’an mil par les envahisseurs turcos-mongols, de plus musulmans, ajoutant un côté néo-croisade chrétienne contre les mécréants, des crypto arméniens voulant se considérer comme les tous premiers chrétiens après Jésus Christ.
- Les Turcs d’emblée rejetés de par leur turcité, doivent être systématiquement exclus de toute discussion, les traités conclus avec eux doivent être bafoués et annulés.
Tout français sensé constatera qu’un programme outrancier aussi délirant ne peut être considéré ni avec sérieux ni sans perplexité.
Or, des français acceptent le programme et même en rajoutent.
II - les anti turcs français.
Ils ont repris avec une joie malsaine mal dissimulée les thèses racialistes de leurs grands parents, contre les juifs et les "métèques inassimilables" (dont au passage, faisaient alors partie les arméniens immigrés en France), en les repeignant aux couleurs de l’islamophobie.
La lente pénétration de ces idées dans la population a été détectée avant même la dernière campagne électorale, entre autres par Alain Gérard Slama, dans son livre « Le Siècle de Monsieur Pétain » (Essai sur la passion identitaire Alain-Gérard Slama éd. PERRIN) où il évoque la « pétainisation des esprits ».
On retrouve pèle mêle, les vieux thèmes racisants remis au goût du jour en remplaçant les anciens vocables désignant les sous-hommes de l’époque (dont l’utilisation est passible de correctionnelle) par ceux de turcs, musulmans, islam, islamisme, islamisation, arabe, etc.
Sans s’étendre outre mesure sur ces mouvements, on y décele les relents de thèmes anti-dreyfusards, actions françaises, défenseurs de l’"ethnie française", PPF, LVF, miliciens et autres mouvement racistes et ardents collaborateurs des nazis en leur temps.
Ils sont devenus ensuite "Jeune Nation", "Occident" dans les années 60, puis "Front National" et enfin "MPF".
Leurs disciples sont aujourd’hui cadres de la nation française. Pour eux, peu importe l’alliance de circonstance, l’essentiel est d’atteindre leur but : manifester leur dégoût pour l’adhésion de peuplades turques qu’il leur répugne de devoir un jour cotoyer chez eux, donc tout faire soit pour y contrecarrer, soit pour la rendre tellement écoeurante qu’ils espérent que les turcs y renonceront d’eux mêmes.
Ces deux obédiences, la "nationaliste française" et la "nationaliste arménienne" disséminées en France, dans les media et ailleurs, donnent de la voix, des subsides, font des actions de lobbying intense auprès de la population et via des politiciens acquis à leur cause, jouent au mieux de la peur des gens simples devant "des vérités assénées par les Messieurs à cravate, ceux qui savent : leur faire intuitivement comprendre qu’intégrer la Turquie est une chose mauvaise.
Pour eux : « La Turquie n’est pas en Europe, les turcs sont trop nombreux, ils ne sont pas européens (sous entendu : "ils ne sont pas comme nous"), ils vont déferler sur nos emplois, ils vont nous « piquer nos sous » en Europe, ce sont des islamistes, ils vont imposer la loi islamique, battre les femmes, les voiler, etc.. »,
et quant aux premiers, : « ils sont naturellement cruels, pillards, assassins, menteurs, il ne faut pas traiter avec eux, ils doivent d’abord rendre ce qu’ils ont pris au centuple depuis mille ans, en représailles »
Aucune outrance à destination des français, ouvertement considérés comme des gogos, n’est trop forte, selon le principe « plus c’est gros, plus ça passe » et « il ne peut y avoir de fumée sans feu ».
La réalité est beaucoup plus simple : la Turquie d’aujourd’hui dispose d’un certain nombre d’atouts économiques, dont entre autres une population jeune.
Pendant qu’en France les irréductibles opposants passent leur temps à haranguer les foules contre elle, elle a des taux de croissance annuels de 7 à 9% et à ce train là, d’ici 15 ans, il sera plus agréable de vivre en Turquie que dans nombre de pays vieillissants aux taux de croissance anémiques (dont malheureusement la France, qui ne peut s’en prendre qu’à elle même).
Il n’y aura alors aucun risque qu’un turc désire venir en France, sauf pour y faire du tourisme.
Autant en tenir compte maintenant, au cas ou des français devraient émigrer en Turquie faute de travail en France et mettre une sourdine aux insultes grossières, car il n’y quasiment aucune chance que l’Arménie puisse jouer un tel rôle.
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> Les "connaisseurs" des Turcs et de la Turquie en France, qui refusent catégoriquement l’adhésion d’ "un tel pays" à l’Union Européenne
22 décembre 2007
je suis bien d accoprd avec vous cé dans l interet de l europe que la turquie rentre en europe
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