| Un otage italo-irakien et un otage turc exécutés en Irak |
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4 octobre 2004
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BAGDAD (Reuters) - Une cassette vidéo distribuée lundi en Irak montre l’exécution de deux otages, un Italien d’origine irakienne et un Turc.
Le document, daté du 2 octobre montre l’un des ravisseurs donnant lecture d’une déclaration les accusant d’espionnage.
La caméra montre ensuite les deux hommes cagoulés et agenouillés devant un fossé. "Voilà le châtiment des ennemis de Dieu et de son prophète, Dieu est le plus grand !", lance le bourreau avant de les exécuter.
Auparavant, l’un des otages qui se présente sous le nom de Iyad Anouar Wali, explique avoir rencontré à Bagdad un homme qui l’a présenté à des espions iraniens. Par la suite, confesse-t-il, il a été amené à rencontrer des agents turcs, américains et israéliens.
"Nous sommes vraiment désespérés", a confié à Reuters son frère, Emad Wali, qui vit également en Italie. "Le ministère des Affaires étrangères nous a confirmé la mort de mon frère (...). Les membres de ma famille qui sont en Irak sont partis récupérer le corps.
"Mon frère a été tué parce qu’ils le considéraient comme un Italien", a-t-il poursuivi. "Le gouvernement italien nous a abandonné (....). Nous n’avons jamais eu la moindre aide", a-t-il déploré.
Franco Frattini, chef de la diplomatie, a fait par de sa "profonde tristesse" et de sa révolte face à cet "acte brutal". Ses services ont assuré que tout avait été mis en oeuvre pour obtenir la libération de Wali, tout en regrettant qu’aucun contact n’ait pu être établi avec ses ravisseurs.
Le ministère assure en revanche être resté en contact avec ses proches et explique qu’il a été traité au même titre qu’un Italien, bien qu’il n’ait jamais pris la nationalité.
Simona Torretta et Simona Pari, deux Italiennes qui travaillaient pour l’ONG "Un pont pour Bagdad", ont été relâchées jeudi par leurs ravisseurs au terme de trois semaines de captivité.
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