| L’avancée du projet européen soutient les marchés financiers turcs |
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9 octobre 2004
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Les marchés financiers turcs ont réagi positivement à la publication, mardi 5 octobre, du rapport de la Commission européenne, qui recommande l’ouverture de négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
Cependant l’optimisme reste prudent, dans l’attente de la décision des chefs d’Etat européens.
RÉACTION TEMPÉRÉE DE LA BOURSE
La hausse de 3,12 % enregistrée mercredi à la Bourse d’Istanbul est restée modeste à l’échelle des habitudes locales, les réactions étant généralement plus marquées. Cependant l’indice stambouliote plane, ces jours-ci, à des hauteurs historiques. Le 6 octobre, l’Index, qui, il y a trois mois, se situait aux alentours de 18 500 points, atteignait 22 297 points. L’avancée du projet européen, perçu comme un facteur de stabilité crucial pour donner aux investisseurs une visibilité à long terme, est en grande partie responsable de cette hausse progressive.
L’absence d’une envolée spectaculaire le 6 octobre s’explique, selon les analystes, par le fait que le rapport ne contenait pas de véritable surprise. Par ailleurs, les investisseurs avaient anticipé le feu vert de la Commission après la visite à Bruxelles de leur premier ministre, le 23 septembre, qui avait mis fin à la mini-crise née du projet de loi visant à pénaliser l’adultère, finalement annulé.
Le "oui mais" de l’Union et les "freins" contenus dans le rapport de la Commission ont temporairement refroidi les investisseurs avant de se reprendre quelques instants plus tard pour se concentrer sur les aspects positifs. L’étape suivante aura lieu le 17 décembre, date à laquelle les chefs d’Etat européens devront se décider sur la candidature turque. "Il est probable que la Turquie va obtenir une date pour le début des négociations d’adhésion, mais il y a encore une certaine incertitude, qui, combinée avec des facteurs globaux tels que le prix du pétrole et les élections américaines, va atténuer les mouvements du marché au cours des semaines à venir", estime Cem Akyurek, économiste à Global Securities.
LA LIVRE GRIGNOTE DU TERRAIN
Au niveau des devises également, les fluctuations sont demeurées limitées, même si la livre turque a gagné un peu de terrain : un dollar s’échangeait contre 1 509 000 livres, le 6 octobre, et un euro valait 1 853 000 livres respectivement le 6 octobre. "Les devises sont devenues un baromètre collectif des sentiments des investisseurs", explique Murat Gulkan, stratégiste à Bender Securities.
La crise financière de 2001 avait causé une chute de la livre turque de plus de 40 %. Le point le plus bas, à 1 750 000 livres contre un dollar, a été atteint en mars 2003, et le plus haut, à 1 300 000 livres contre un dollar, en février 2004. Depuis lors la devise nationale a retrouvé une certaine stabilité entre ces deux niveaux, indiquant que les développements politiques et économiques des derniers mois rassurent les marchés, même si le déficit important du compte courant demeure une source d’inquiétude. Cette relative stabilité permettra aux autorités d’introduire le 1er janvier 2005 une "nouvelle livre turque", débarrassée de six zéros encombrants.
L’INTÉRÊT DES INVESTISSEURS ÉTRANGERS
Au cours des dernières semaines, la Turquie a été placée sur le devant de la scène, occupant les couvertures de nombreuses publications occidentales. Bien que le débat sur son adhésion à l’Union européenne ne soit pas toujours à la faveur du pays, il a néanmoins attiré l’attention d’investisseurs potentiels. La Turquie affichait un taux de croissance de 13,5 % du produit intérieur brut durant le premier semestre 2004. Le FMI a récemment annoncé que le pays était "entré dans une période brillante après des années de troubles".
Pour l’instant, il ne s’agit que d’un intérêt accru, qui ne s’est pas encore transformé en un afflux massif de capitaux étrangers. Mais, estiment les analystes, qui affirment avoir reçu de nombreuses demandes d’information, la décision du 17 décembre pourrait changer cette situation. "La Turquie est depuis longtemps une niche pour les investisseurs spécialisés dans les marchés émergents, explique M. Gulkan. Mais je pense que la convergence avec l’Europe devrait placer la Turquie sur l’écran radar d’une catégorie d’investisseurs beaucoup plus large."
Nicole Pope
Forum de cet article:
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> L’avancée du projet européen soutient les marchés financiers turcs
15 septembre 2006, par Mle COURTEAU
Bonjour,
Je viens de découvrir votre article. Pourriez vous me communiquer une adresse mail grâce à laquelle je pourrais rentrer en contact avec Monsieur MURAT GULKAN.
En vous remerciant par avance.
Cdt
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