| L’Onu réduit sa force de maintien de la paix à Chypre |
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22 octobre 2004
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NEW YORK (Nations unies), (AFP) Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté vendredi une résolution réduisant d’environ un tiers la Force de l’Onu chargée du maintien de la paix à Chypre (Unficyp).
Le Conseil, qui a voté à l’unanimité la résolution 1568, a également prolongé le mandat de l’Unficyp de 6 mois, jusqu’au 15 juin 2005.
Le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, avait recommandé fin septembre de réduire la force de l’Onu dans l’île de près d’un tiers, conformément aux conclusions d’un rapport qu’il avait demandé après l’échec de son plan de réunification de l’île, rejeté en avril dernier par la partie grecque.
Ce rapport d’experts concluait que le calme qui prévaut sur le terrain autorise une réduction des troupes de l’Onu, actuellement de 1.200 hommes, pour les ramener à quelque 860 hommes.
"Si l’Onu nous dit maintenant qu’elle peut faire face à la situation de la même façon avec moins de personnel, nous nous en accomoderons", a déclaré à l’AFP Andreas Mavroyiannis, l’ambassadeur de Chypre à l’Onu.
La Force des Nations unies chargée du maintien de la paix à Chypre (Unficyp) est en place depuis 1964, ce qui en fait l’une des plus vieilles opérations de maintien de la paix de l’Onu dans le monde.
Depuis 1974, date de l’intervention militaire turque et de la division de l’île consécutives aux massacres des citoyens chypriotes turcs et un coup d’Etat qui visait à rattacher l’île à la Grèce, elle est chargée de surveiller la ligne de cessez-le-feu, longue de 180 km, qui sépare les Chypriotes-grecs des Chypriotes-turcs.
Après le rejet par les chypriotes grecs de son plan de réunification pour Chypre sur lequel il avait investi quatre ans d’efforts, Kofi Annan avait estimé nécessaire de réévaluer les activités de l’Unficyp.
Fin avril dernier, les Chypriotes-grecs avaient voté majoritairement contre le plan onusien alors que les Chypriotes-turcs l’avaient accepté. Faute de réunification, seule la partie sud de l’île, la République de Chypre, (internationalement reconnue comme la seule entité légitime sur toute l’île), était entrée dans l’Union européenne le 1er mai (malgré la contradiction avec les règles d’intégration de l’UE).
Fin août, l’Onu avait indiqué qu’une équipe d’experts était à Chypre "pour mener une étude sur le mandat de l’Unficyp" et le nombre de ses soldats.
Depuis le referendum, les Etats-Unis, dont la Turquie est un proche allié, se sont efforcés de mettre fin à l’isolement de la République turque de Chypre du nord (RTCN).
"Nous allons continuer (...) à travailler étroitement avec les Chypriotes-turcs pour leur offrir les chances et les possibilités qu’ils n’ont pas eues", a déclaré mercredi le porte-parole du département d’Etat, Richard Boucher.
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