| Existe-t-il une "Question Kurde" en Turquie ? |
(Info Turc) - En tant que premier melting-pot et point de rencontre de multiples civilisations et de cultures différentes, aujourd’hui, la Turquie se compose d’une multitude d’éléments ethniques, religieux et culturels. La Turquie est fière de son grand héritage. Ce style de vie partagé depuis des siècles, est comme une seconde nature pour le peuple de Turquie.
Cependant, différentes identités ethniques, notamment les kurdes, sont reconnues et acceptées en Turquie. L’état ne classe pas ses citoyens selon leur rang ethnique, pas plus qu’il ne leur impose une identité ethnique. Les recensements de population en Turquie ne comptent jamais les personnes sur la base de leur origine ethnique. Mais cela n’empêche pas un citoyen individuel de s’identifier lui-même en termes de catégorie ethnique spécifique. C’est une affaire privée et finalement une question de convenance personnelle. Les expressions publiques et les manifestations d’identités ethniques ne sont interdites ni par les lois, ni par l’usage social. Le folklore est riche et coloré et les diversifications locales, les coutumes et les traditions sont protégées et encouragées.
La Turquie est un état constitutionnel gouverné par l’autorité de la loi. La démocratie repose sur un système de gouvernement parlementaire, sur le respect des droits de l’homme et sur la suprématie de la loi. Partis politiques multiples, élections libres et une tradition croissante du gouvernement local marquent le style de vie démocratique en Turquie.
La citoyenneté constitutionnelle est l’un des principes sur lequel l’état turc a été fondé. La constitution turque stipule que l’Etat et la Nation sont indivisibles, et que tous les citoyens, indépendamment de leurs origines ethniques, raciales ou religieuses sont égaux devant la loi.
Pour des raisons historiques et culturelles, et sous les stipulations des traités internationaux, le concept des "minorités" s’applique spécifiquement à certains groupes de citoyens non-musulmans. En fait, le tissu social de la Turquie est l’unique véritable exemple vivant du principe de l’OSCE qui dit que "toutes les différences ethniques, culturelles, linguistiques ou religieuses ne mènent pas forcément à la création de minorités nationales". Nos citoyens d’origine ethnique kurde ne sont pas victimes de discrimination et se sentent eux-mêmes membres égaux de la société. Beaucoup occupent de hautes fonctions dans la République. Ils partagent les mêmes opportunités et le même destin que le reste de la population.
Le problème ethnique n’est pas un facteur de la géographie politique de la Turquie. Ceci étant, la plus grande partie des citoyens turcs d’origine kurde vit dans l’Ouest de la Turquie, avec une importante concentration à Istanbul. Même dans l’est et dans le sud-est de la Turquie, les citoyens turcs d’origine ethnique kurde ne constituent pas la majorité. La structure unitaire de l’Etat reflète l’égalité et l’unité des différentes régions géographiques de la Turquie.
Cependant, il n’est simplement pas compréhensible ni acceptable pour la Turquie de discuter "le respect envers les aspirations sociales, économiques et politiques légitimes des kurdes" comme si les citoyens turcs, d’origine ethnique kurdes constituaient une communauté différente et séparée. Ils sont des citoyens de la nation qui ont partagé pendant des siècles les mêmes valeurs, comme la langue, la religion, la culture et l’identité patriotique, l’histoire commune et le désir d’un avenir commun.
Il est d’une importance capitale de faire la différence entre une organisation militante, qui a systématiquement recours au terrorisme, comme toutes sortes de crimes organisés, et le phénomène du nationalisme kurde. Il est évident que nos citoyens d’origine ethnique kurde sont des personnes respectueuses des lois. La plupart d’entre eux vit dans l’Ouest de la Turquie en raison de l’attraction économique de cette région. Ils sont de leur propre gré intégrés à la société sous ses aspects économiques, sociaux et culturels. En Turquie, les citoyens de toutes origines ethniques peuvent atteindre les positions politiques les plus élevées et des rangs tels que ceux des cabinets ministériels et des membres du parlement. A travers les siècles, de nombreux mélanges se sont faits par l’intermédiaire des mariages. Le progrès mené dans les domaines industriels, culturels et sociaux, ainsi que dans l’urbanisation a également contribué au processus d’intégration, naturel et volontaire.
La population du Sud-est de l’Anatolie, comme nos citoyens dans d’autres régions du pays, participe pleinement à la vie politique de la Turquie ; elle fait librement entendre sa voix dans les administrations locales, les municipalités, le Parlement, et le gouvernement central au travers de représentants élus. Il est très ordinaire pour les individus des différentes origines ethniques de participer à la vie politique du pays. Même les cercles les plus militants concèdent le fait qu’il n’existe pas d’obstacle à la mobilité sociale des individus de différentes origines ethniques, pour accéder à toutes les professions ou carrières, qu’elles soient publiques ou privées.
Les droits fondamentaux et la liberté de tous les citoyens turcs sont assurés par les articles compétents de la Constitution. Cependant, ces droits ont été menacés par le PKK, créant la terreur parmi la population.
Aucun de nos citoyens d’origine ethnique kurde, en dépit des allégations contraires, qui de façon publique ou politique font valoir leur identité ethnique kurde ne risque d’être tracassé ou poursuivi. Cependant, des actes ou des déclarations perpétrés contre "l’intégrité territoriale" de la Turquie sont sujets à des poursuites légales par la loi. Si ces allégations étaient réelles, aucune des publications en kurde dont les contenus sont pleins de revendications de l’identité ethnique kurde ne serait tolérée par les autorités.
De la même manière, la Turquie est souvent accusée de refuser de négocier avec l’organisation terroriste du PKK. Ces accusations contredisent les règles fondamentales de la loi internationale. Négocier avec une organisation terroriste, responsable de milliers de meurtres, équivaudrait à justifier et à encourager le terrorisme.
Répondre à cet article
|