| La justice néerlandaise interdit l’extradition d’une activiste kurde |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
9 novembre 2004
|
LA HAYE, (AFP) Un tribunal néerlandais a interdit lundi l’extradition par La Haye d’une dirigeante kurde, Nuriye Kesbir, réclamée par Ankara qui l’accuse d’être responsable d’attaques contre des objectifs militaires, a annoncé l’agence de presse ANP.
Mme Kesbir, ancienne dirigeante du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatistes kurdes de Turquie) rebaptisé Kongra-Gel, avait déclaré craindre un procès biaisé et des tortures en cas d’extradition vers la Turquie.
En septembre, après un feu vert de la Cour suprême des Pays-Bas, le ministre néerlandais de la Justice Piet Hein Donner avait autorisé l’extradition de Mme Kesbir, accusée d’au moins 25 attaques dans l’est de la Turquie entre 1993 et 1995.
Mme Kesbir exerçait des fonctions importantes au sein de la direction du PKK aux côtés notamment d’Osman Ocalan, frère d’Abdullah Ocalan, l’ancien chef du PKK qui purge une peine de prison à vie en Turquie depuis 1999. Mais elle a toujours nié avoir été impliquée dans des attentats et affirmé ne s’être occupée que de questions relatives aux femmes.
Nusriye Kesbir avait été arrêtée à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en septembre 2001. Elle avait demandé l’asile politique aux Pays-Bas, ce qui lui a été refusé.
Rappelons que le PKK est directement responsable de la mort de plus de 37.000 personnes en Turquie.
Pour plus d’informations sur le PKK, voir le site Tête de Turc.
|