| La Turquie lance la privatisation de 55% de Turk Telekom |
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26 novembre 2004
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ANKARA, (AFP) La Turquie lance jeudi par la publication d’annonces dans les journaux le processus d’appel d’offres pour la vente de 55% des parts de sa compagnie nationale de télécommunications, Turk Telekom, après plusieurs tentatives infructueuses, a indiqué mercredi un responsable turc.
"L’appel d’offres sera officiellement lancé par des annonces dans la presse", a précisé à des journalistes le chef de la Direction de la gestion des privatisations Metin Kilci, cité par l’agence Anatolie.
Les intéressés devront verser 50.000 dollars à la direction pour acquérir le cahier des charges relatif aux conditions édictées par l’Etat turc pour participer aux enchères en Turquie et à l’étranger, a-t-il souligné.
Le processus de privatisation de Turk Telekom — une entreprise disposant de 19 millions d’abonnés et de 61.000 employés — avait débuté en 1995 mais plusieurs tentatives, notamment en 2000, s’étaient soldées par des échecs pour des raisons politiques et juridiques, mais aussi à cause de conditions défavorables sur les marchés.
Près d’une dizaine de compagnies ont contacté les autorités turques au sujet de la vente de Turk Telekom, avaient souligné les responsables turcs.
Elles auront jusqu’au 31 mai 2005, date finale pour déposer une offre.
Cette privatisation constitue un des éléments déterminants du programme de rétablissement économique élaboré par Ankara avec le Fonds monétaire international (FMI) après une grave crise financière en 2001.
Les autorités refusent de donner un chiffre concernant la valeur du monopole turc du téléphone filaire. Certains analystes ont par le passé évoqué un chiffre de 10 milliards de dollars, mais on peut s’attendre aujourd’hui à une valeur largement inférieure, compte tenu de l’affaiblissement du secteur des télécommunications à travers le monde.
Bien qu’Ankara se soit engagé auprès du FMI à lever trois milliards de dollars environ d’ici à la fin de l’année, aucune privatisation importante n’a encore été réalisée, ces opérations ayant été retardées notamment par des décision de justice ou ont été purement et simplement annulées.
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