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30 novembre 2004
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DAUPHINE Edition de VALENCE ET VALLEE DE LA DROME
Lundi 29 Novembre 2004
« Je ne sais pas qui a commencé ni ce qui s’est vraiment passé, mais les jeunes Turcs impliqués dans cette affaire n’auraient pas dû réagir comme ça. Ce n’est pas bien ce qu’ils ont fait. Même s’ils ont été provoqués, ils n’auraient pas dû avoir recours à la violence. Elle ne résout jamais rien. » Hier soir, le discours de Selami Aslantas se voulait plutôt apaisant. Plutôt, mais pas totalement. Le président de l’association culturelle turque de Valence se réservait le droit de déposer lui aussi une plainte auprès de la police. Hier, aux alentours de 16 heures une trentaine de personnes de sa communauté a manifesté devant le commissariat de Valence où étaient entendus deux jeunes impliqués dans les évènements de la veille. « On est ici pour protester, pour dire que ce n’est pas normal. Nos jeunes sont en garde à vue et les Arméniens qui les ont agressés sont dehors », déclarait Senturk Eger, lui aussi membre de l’association. Quant à savoir si, comme on l’affirme côté arménien, cette agression était délibérée, préméditée avec la politique en toile de fond, Selami Aslantas dément fermement. « Les jeunes qui ont fait ça ont 18 ou 19 ans. Ils s’en foutent de la politique. Ils ne savent même pas qui est le Premier ministre de la Turquie. Il faut arrêter avec ça. Les Turcs sont en France pour travailler et pour gagner leur pain, pas pour faire des histoires. Maintenant, je ne me laisserai pas marcher sur les pieds par qui que ce soit. (...) Cette histoire entre les Arméniens et les Turcs, elle est vieille. Je n’étais pas né, mon grand-père non plus. Je n’ai rien contre eux. On ne va pas continuer comme ça pendant des années. Si ça peut arranger les choses, je suis prêt à rencontrer un représentant de la communauté arménienne. » L’invitation est lancée.
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