| La Turquie s’opposera à des pressions sur Chypre (Erdogan) |
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1er décembre 2004
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AFP, 1er décembre 2004
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a déclaré mercredi qu’Ankara refusera toute pression émanant de l’Union européenne pour l’amener à reconnaître Chypre, à deux semaines du sommet des chefs d’Etat européens devant décider de l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Turquie.
"L’Union européenne ne peut pas nous aborder en nous imposant une nouvelle condition sur Chypre. Nous discuterons de ce dossier lors des négociations d’adhésion", a déclaré M. Erdogan sur la chaîne de télévision NTV.
"Laissez moi dire clairement que personne ne devrait chercher à forcer la main de la Turquie, nous ne pouvons pas l’accepter", a-t-il ajouté.
Le Parlement européen devrait recommander le 14 décembre aux chefs d’Etat de l’UE l’ouverture de négociations d’adhésion avec Ankara, mais en assortissant cette décision de conditions précises.
La Grèce considère que la reconnaissance par la Turquie de Chypre, déjà membre de l’Union européenne, est "une condition évidente" pour que l’UE donne son feu vert à l’ouverture de négociations d’adhésion avec Ankara.
La Turquie, seul pays au monde à reconnaître la "République turque de Chypre du Nord" (RTCN), autoproclamée dans le nord de l’île, refuse de reconnaître la partie chypriote-grecque, la République de Chypre, devenue membre de l’UE le 1er mai dernier.
M. Erdogan a par ailleurs rejeté l’hypothèse de négociations vers l’instauration d’un partenariat privilégié entre la Turquie et l’UE comme alternative à une adhésion.
"Une telle proposition, que nous ne pourrions accepter, ne conviendrait pas de la part d’une organisation sérieuse telle que l’UE", a-t-il déclaré.
"Notre souhait est d’entamer les négociations dans les six premiers mois de 2005, ou sinon au second semestre", a-t-il dit, "mais nous ne pouvons pas envisager de commencer les négociations en 2006", a-t-il ajouté.
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