| La Turquie boosterait l’économie de l’UE |
Pour réagir à cet article, cliquez ici
|
8 décembre 2004
|
L’économie turque devrait accroître le PNB global européen de 0,1 à 0,3%
(L’Economiste) Loin de constituer un énorme fardeau économique pour l’Union européenne, la Turquie, si elle est admise dans le club, contribuera à son budget, a affirmé le 30 novembre le vice-Premier ministre Abdullatif Sener.
Les dirigeants de l’UE devraient décider, lors de leur sommet des 16 et 17 décembre, de lancer des négociations d’adhésion avec la Turquie tout en imposant des conditions sévères et en précisant que ces pourparlers ne garantiront pas une adhésion complète. Une telle décision ira à l’encontre des inquiétudes émises en Europe quant au coût financier de l’intégration d’un pays très peuplé et relativement pauvre comme la Turquie. « La Turquie ne sera pas, pour le budget de l’UE, un fardeau aussi important qu’il a été affirmé avec exagération », a déclaré Sener lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la publication d’un rapport sur les effets de l’adhésion turque sur l’UE. Le rapport, préparé par l’Institut turc du Plan, estime que l’économie turque devrait accroître le PNB global européen de 0,1 à 0,3%. Si elle devient membre du groupe européen, la Turquie devrait contribuer à hauteur de 4,9 milliards d’euros à son budget en 2014 et de 8,8 milliards d’euros en 2020, mais devra bénéficier de subventions agricoles et des fonds structurels dans les premières années de son adhésion, a-t-il ajouté.
Une fois les contributions turques déduites, le coût de la Turquie pour l’UE est estimé à entre 5,9 et 7,9 milliards d’euros en 2014 et entre 6,5 et 10 milliards d’euros en 2020, selon le ministre.
Synthèse L’Economiste
|