| La Turquie semble renoncer à son projet sur l’adultère |
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14 septembre 2004
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ANKARA (Reuters) - Le parti islamiste modéré au pouvoir en Turquie et l’opposition ont annoncé la conclusion d’un accord sur la présentation conjointe d’amendements au code pénal, ce qui semble signifier un abandon du projet controversé de criminalisation de l’adultère.
Le Parti républicain du peuple (CHP, centre-gauche) s’oppose aux projets gouvernementaux sur l’adultère, qui ont également suscité l’indignation des associations féministes.
L’Union européenne a pour sa part prévenu que l’adoption d’une telle législation pourrait remettre en cause l’évaluation de la Commission sur les progrès démocratiques réalisés par la Turquie en vue de l’ouverture de négociations d’adhésion.
"Nous avons conclu un accord pour présenter une loi garantissant les droits et les libertés", a déclaré le ministre de la Justice, Cemil Cicek, après des consultations avec le chef de file du CHP, Deniz Baykal, et le ministre des Affaires étrangères, Abdullah Gul.
Ces trois hommes ont refusé d’évoquer précisément la question de l’adultère.
Le Parti de la Justice et du Développement (AKP) au pouvoir souhaite criminaliser l’adultère dans le cadre d’amendements au code pénal censés répondre, par ailleurs, aux exigences européennes en matière de droits de l’homme et de démocratie.
La Commission européenne doit remettre le 6 octobre un rapport d’évaluation sur les progrès accomplis par la Turquie. En se basant sur ce rapport, les chefs d’Etat et de gouvernement des 25 décideront ensuite en décembre d’ouvrir ou non des négociations d’adhésion avec Ankara.
Les marchés financiers ont favorablement accueilli l’annonce d’un accord entre l’opposition et la majorité.
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